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"«Heureusement, disent-ils, que nous ne vivons pas de notre musique mais la pratiquons pour le plaisir et pour elle-même.»"

CASTIGROOVE, THAGRAWLA ET CHEB NADJIM LORS D’UNE CONFÉRENCE DE PRESSE
Le malheur des uns fait le bonheur des autres
08 Juillet 2009 - Page : 19
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«Heureusement, disent-ils, que nous ne vivons pas de notre musique mais la pratiquons pour le plaisir et pour elle-même.»

«La promotion de la musique algérienne bute sur l’absence d’éditeurs dans le vrai sens du terme», ont déploré les musiciens des groupes Castigroove, Thagrawla et Cheb Nadjim lors d’une conférence de presse organisée lundi à Constantine. Présents dans la ville du Vieux Rocher où ils devaient animer un concert, lundi soir au Théâtre de verdure, ces musiciens se sont longuement attardés sur la question de l’édition musicale en Algérie qui se trouve, selon eux, «comme squattée par des indus occupants».
Les éditeurs privés, ont-ils souligné, «ne voient dans le produit musical qu’une marchandise comme les autres qui doit rapporter des gains financiers», sans se soucier de prospection, de mise en valeur et de promotion de l’artiste et de son produit. Cette situation a fait que pour connaître le succès et le prestige, tout chanteur ou musicien algérien se doit de «passer par Paris ou une capitale orientale», ont déploré les animateurs de la conférence de presse, préconisant dans ce sens la création d’un organisme d’édition musicale de service public, dont la gestion devrait être confiée à des professionnels du domaine. Dans ce contexte, Cheb Nadjim a illustré ces propos par son parcours personnel, expliquant comment son éditeur français a «cru» en lui, accomplissant un travail de professionnel pour lui «mettre le pied à l’étrier» et permettre à ses chansons de connaître le succès qui est le leur aujourd’hui. Idir, Omar et Belaïd, les musiciens de Thagrawla ont également souligné qu’ils ont dû «négocier pendant deux ans» avec leur éditeur privé pour lui faire comprendre «à peu près» ce qu’ils voulaient mettre dans leur dernier album. «Heureusement, disent-ils, que nous ne vivons pas de notre musique mais la pratiquons pour le plaisir et pour elle-même», ont-ils ajouté un membre du groupe souhaitant voir les pouvoirs publics «tracer une stratégie de promotion de tous les domaines de la culture». Les deux groupes de musique et Cheb Nadjim devaient, note-t-on, se produire à Constantine dans le cadre d’un programme d’animation élaboré en marge du 2e Festival panafricain qui prévoit, entre autres, des concerts de Zehouania, Manu Dibango, Akil, Abdou Deriassa et autres.

R.C - quotidien l'expression (http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-07-08/65363.html)


"La scène musicale algérienne regorge de jeunes talents prometteurs et voit fleurir de plus en plus de groupes de musique activant dans différents styles allant des musiques actuelles au répertoire traditionnel national. C’est le cas du groupe CastiGroove "

Zoom-Algerie.com : Comment est né le groupe CastiGroove ?

Karim Derrag : La rencontre était assez spontanée car au départ, la plupart des membres se connaissaient déjà et faisait de la musique ensemble du fait qu’il y a deux fratries au sein du groupe (Abdallah au clavier, frère de Brahim le batteur et Yacine le bassiste, frère de Abdelhak le banjoïste), et aussi du fait que la majorité habitent aux environs de Bousmaïl et Bouharoune et fréquentaient la même association (conservatoire). Puis il y a eu la rencontre avec Nazim (chant /guitare lead) qui n’est autre que le cousin de Karim (guitare rythmique), à l’université de Bab Ezzouar (USTHB) puisqu’il fréquentait le club musique et c’est là-bas qu’il a fait connaissance avec Yacine qui l’a présenté à son tour au reste des membres du groupe.

Le groupe commence par reprendre les succès des grands artistes locaux qui les ont influencés comme Youcef Boukella, Gaâda Diwane Béchar ou encore Cheikh Sidi Bémol. A cette époque, le groupe se nommait « Smaylia » (en référence à l’association où ils exerçaient) mais les huit membres décident de reformer un groupe indépendant pour avoir les mains libres et ça a donné « CastiGroove ».

ZA : Comment définissez-vous le style musical de CastiGroove ?

KD : CastiGroove ne fait pas de groove (Hip Hop, Soul …etc.) comme peuvent le croire certains à cause du nom, ni du Gnawi. Je dirai que le style de CastiGroove se rapproche beaucoup plus de ce qu’Aziz Smati et Mohamed Ali Allalou nomment le « Rock Dialna » (le rock de chez nous). C’est du rock, du reggae et de la pop, le tout mélangé avec des sons, des rythmes et des couleurs bien de chez nous, allant de la musique Chaâbi (musique populaire algérienne), au berbère et Gnawa. On croit à la richesse de notre pays et toute cette richesse réside dans la diversité culturelle algérienne, car avoir un pays avec une culture arabe, amazighe, et africaine (le classement que je cite ne compte pas !) ne doit pas être une source de différents bien au contraire, c’est toute une richesse. Il faut effacer les obstacles et bien exploiter notre patrimoine et par-dessus tout en être fier.

ZA : Vous avez remporté le premier prix du concours du président de la république à l’occasion de la journée de l’artiste en 2008. Cette distinction a-t-elle eu un impact sur la suite de votre parcours ?

KD : Oui effectivement, on a été nommés lauréats du prix Ali Maâchi 2008, mais je pense que tout impact pouvant venir ne peut être que le fruit du travail du groupe, et ce prix est une des conséquences positives de notre parcours et notre travail. Pour répondre à votre question, je dirais que moi personnellement je n’ai vu aucun retour par rapport à ça, car tout d’abord il n’ya pas de suivi de ce genre d’actions et puis il y a aussi ce manque cruel de communication et d’information surtout dans le domaine artistique.

ZA : Vous multipliez les scènes et les festivals depuis quelques années mais vous n’avez toujours pas sorti d’album. Quelles en sont les raisons ?

KD : Pour tout vous dire, l’album est finalisé depuis un bon moment et on cherche toujours un éditeur sérieux pour le mettre sur le marché, mais le fait qu’il ne soit pas sur le marché ne nous empêche pas de se produire sur scène.

ZA : Peut-on avoir plus d’informations sur la tracklist et la date de sortie ?

KD : L’album portera le nom de « DZ Maana » (pousse avec nous !) et ce sera notre premier opus. L'album contient huit titres pleins de couleurs musicales dont une reprise de l’un de nos titres en collaboration avec Aminoss.
L’album a été entièrement autoproduit par le groupe, et est signé CastiGroove pour la musique, les textes, et les arrangements. Quelques démos sont disponibles sur notre page myspace.
Les prises de son, les mixages et le mastering ont été effectués en Algérie et par des techniciens algériens. On n’a vraiment rien à envier aux autres.
Pour l’instant je ne peux rien avancer comme date de sortie, mais j’espère que ça se fera vers la fin de l’année en cours.

ZA : Avez-vous une méthode particulière dans l’écriture et la composition de vos chansons ?

KD : Pour la composition, il n’y a pas de recette particulière, elle se fait individuellement, en groupe, ou bien individuelle puis enrichie par le groupe. Toute idée est la bienvenue et on reste très ouverts part rapport aux styles et aux influences et chacun des membres a son mot à dire. Si quelqu'un propose une idée rythmique ou mélodique, on l’étudie puis soit on valide soit on rejette ou bien on garde une partie de cette idée, et puis l’inspiration vient souvent sans prévenir.
Pour ce qui est des textes de notre premier album, c’est Nazim le chanteur qui en est l’auteur.

ZA : Comment voyez-vous la scène musicale algérienne actuelle ? Y a-t-il des points négatifs à améliorer ou positifs à consolider ?

KD : De mon point de vue personnel, je pense que la scène algérienne vit un réel Big Bang musical. Il y a énormément de groupes qui se forment que ce soit dans l’underground ou sur les grandes scènes. Il y a ce retour vers la formations de groupes qui est une bonne chose pour la musique algérienne. Il y a un large choix de styles et j’espère qu’il y aura encore un maximum de groupes qui auront l’occasion de se produire. Il faut juste donner la chance aux jeunes.

Il existe une offre qui se constitue et en parallèle, la demande est permanente, le public existe bien et répond présent à chaque manifestation, alors je ne peux qu’être enthousiaste par rapport à ca. Mais tout cela est en train de se réaliser malgré des difficultés et les inconvénients que rencontrent les artistes dont je salue le courage et la ténacité, car il ne faut pas négliger qu’il y a un réel manque de structures adéquates pour exercer son art. Il y a le manque de lieux de répétition, le manque de lieux de spectacles qui peut être aussi dû à l’absence de l’implication des acteurs économiques privés dans le domaine artistique et culturel (producteurs, éditeurs, investissements...etc.) et surtout l’absence d’un statut d’artiste qui n’est pas seulement un caprice d’artistes bien au contraire, c’est la vitalité et la continuité de la vie artistique et culturelle du pays qui est en jeu.

Il faut se rendre à l’évidence que dans notre pays, on ne peut pas vivre de son art et c’est bien dommage car un artiste qui est obligé de travailler et pratiquer son art en parallèle ne pourra jamais donner le meilleur de lui-même, car il a d’autres obligations dans la vie, il y a même des artistes qui jettent l’éponge face à cette situation et cela va l’encontre de la création artistique et du niveau de nos artistes. Tant que ca continue ainsi, on ne pourra jamais parler de professionnalisme, et comme a dit un grand homme de théâtre anglais (je crois !) : « donnez-moi un théâtre et du pain et je vous donnerais un grand peuple cultivé ».

ZA : Des projets en vue ?

KD : Pour le moment, on attend la sortie de l’album sur le marché et si tout se déroule comme prévu, nous ferons probablement une petite tournée à cette occasion. Après cela, on entamera d’autres projets inchallah sur lesquels le travail est entrain de se faire en parallèle.

ZA : Un dernier mot pour conclure

KD : Merci à Zoom-Algerie.com pour le clin d’œil. Je salue tous nos amis, sans oublier ceux de Myspace et Facebook, je leurs dis Dezzou Maana, CastiGroove vous aime, et vive l’Algérie !

Propos recueillis par Idir.B
© Zoom-Algerie.com

Myspace du groupe Castigroove : www.myspace.com/castigroove - zoom algerie(http://www.zoom-algerie.com/musique-170-Karim-Derrag-du-groupe-CastiGroove-La-diversite


Discography

dz maana released on 2008
africa single 2009

Photos

Bio

CastiGroove is a young Algerian independent band. Very active on the musical scene with an album waiting to be released, their concerts, festivals, and awards follow one another. The story of this band began in early 2006, when musician friends decided to form a group within a musical association. Each member was progressing in different formations of different musical styles, from Chaabi (Algerian popular music) to rock, what explains the music style adopted by the group mixing both traditional music and pop rock reggae sounds. Having participated in and animated several concerts, by replaying the songs of the greatest bands that have an influence on them, CastiGroove, having reached a little musical maturity, felt the need to get down to business, and launched immediately into the composition of their own music, focusing on texts and melodies in order to get up to a harmony between traditional and modern sounds, and so result in a real fusion between these styles. In early 2008, CastiGroove started a new stage in their career and got in studio to record their first album, a self-produced album with their own music, text, and arrangements, and with pop, rock, reggae sounds mixed with Chaabi, Berber and Gnawa melodies. A sound that highlights CastiGroove influences, but also imposes a particular musical style, mixing daringly the Chaabi banjo sounds with saturated electric guitar ones.