Christine and the Queens
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PORTRAIT
Christine et ses Queens
Freak out !

Il était une fois une jeune femme qui s’appelait Christine. Un jour elle décida de partir à Londres, juste elle et son côté espiègle. Là-bas elle fit la rencontre de quatre drôles de Queens. Ce fut alors le début d’une histoire "so freaky", celle de Christine and The Queens... Fragil est allé à la rencontre de l’énergumène le 26 mai dernier au Ferrailleur.

Publié le 22 juin 2011

Annabelle Durand
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Les premiers voient en elle une nana qui envoie, les autres une nana qui assure.

Christine affiche un style sixties version mec. Avec son noeud pap’ vieillo, ses cheveux bouclés et ses talons, elle joue sur l’ambiguïté des sexes. C’est le premier point : Christine plaît aux garçons et aux filles. Les premiers voient en elle une nana qui envoie, les autres une nana qui assure. Christine est androgyne. Elle l’assume, elle en joue, elle le chante dans le titre iT, "I’ve got iT / I’m a man now". Au cas où le public aurait des doutes, elle se déhanche sur scène avec la sensualité d’une femme et la virilité d’un homme. Le personnage séduit. Où plutôt les personnages car Christine est plusieurs....
Christine est plusieurs

Christine est seule sur scène, seule avec son mac. On pourrait la croire schizophrène : seule accompagnée d’un simple et unique ordinateur, sans musicien. Mais non, les musiciens existent : c’est elle. Christine enregistre ses samples, compose et joue ses mélodies. Il ne lui reste qu’à chanter sur scène et à appuyer sur la touche "enter". Ce qui peut casser le charme de la jeune femme pour certains (le choix n’est pas facile à imposer, même auprès de musiciens), le renforce pour d’autres, voir l’accentue. Épaulée par ses amies les Queens, Christine chante d’une voix expressive. Elle explore des tonalités et des rythmiques vocales comme un comédien explore son jeu d’acteur. Pas étonnant, la jeune femme a suivi des études de théâtre. C’est sans doute grâce à cette formation que les Queens sont nées. Les Queens, se sont ces drôles de personnages qui « accompagnent » Christine. Dans le même genre, Florence a ses Machines, Christine a ses Queens. Elles sont absentes physiquement mais incarnées par Christine qui reproduit leurs voix. D’étranges duos virtuels se forment alors. Les Queens (qui existent vraiment et qu’elle a rencontrées à Londres) ont chacune une personnalité étrange et vont donner naissance à quatre E.P.. Le premier est sorti en mars 2011 sous le nom de la première Queen, Miséricorde. Chistine and the Queens est donc bien un groupe, celui d’une seule. Bizarre... Oui c’est le mot « freaky ». Plus qu’un simple mot, c’est un appel que lance Christine à son public « Be Freaky » ! Si elle n’est pas schizo, il faut admettre que Christine est joueuse.

Chistine and the Queens est donc bien un groupe, celui d'une seule.

Christine est joueuse

Quand elle monte sur scène, Christine porte un masque. Très vite, elle le fait tomber et, au fil du concert, dévoile la chipie provoc’ qu’elle est. Histoire de mettre à l’aise (ou mal à l’aise ?), elle tutoie le public : « tu veux que je danse et je vais danser », lance-t-elle sur le morceau iT ou encore : « Merci tu es très gentil. ». Avec le morceau Be Freaky, Kiss my crass est sans doute la synthèse de cet humour provocateur. Dans cette chanson « Christine est sale » et l’assume pleinement. Elle formule alors une phrase parlante pour beaucoup de femmes « Je sens pas très bon ouais mais j’suis belle. ». Ce n’est pas un slogan féministe de plus que psalmodie son mac mais une affirmation de sa féminité. D’ailleurs, Christine ne se dit pas féministe, elle est juste une femme pour la liberté des mœurs pas toujours très à l’aise avec son genre : "Mon personnage de Christine est un Faux Queen (...) parce que pour elle la féminité n’est pas simple, ce n’est pas un acquis, c’est un ensemble de signes sociaux à la fois beaux et terrifiants. Le travesti est le contraire même d’une identité fixe, puisqu’il se déguise (...). Cette esthétique m’intéresse parce qu’elle surjoue certains codes de la féminité, et que ça permet de prendre de la distance par rapport à ces codes en les subvertissant." Christine est en fait une joueuse de son temps.
Christine est contemporaine

Christine est bien un personnage et son auteur est une femme jeune.

Christine définit sa musique comme "de l’électro à capella". Musicalement, elle joue aussi, avec sa voix, les Queens et des beats efficaces. Il manque juste une pincée de claquement de doigts, de cymbales ou de tambourins pour assaisonner parfaitement le show. Car ce que propose Christine c’est plus qu’un concert, c’est un vrai one woman show version contemporaine. Et pour cela, la jeune femme fait preuve de finesse. Elle a su saisir l’importance de la scène et s’est créé un vrai rôle de composition, tant sur le plan musical que théâtral. Alors, lorsque l’on rencontre cette femme espiègle à la fin du concert, on s’attend à retrouver Christine. Même si elle reste à l’affût, la jeune femme hésite à lancer des blagues provoc’ et des vannes faciles. Elle reste très attentive aux réactions. L’explication est simple : Christine est bien un personnage et son auteur est une femme jeune. Une musicienne talentueuse et débrouillarde qui démarre. Son assurance sur scène est bien là pourtant, et elle contraste avec sa très jeune carrière. Christine agace, surprend, assure, parle, chante, joue, charme, jette, innove. Christine est drôle. Christine est sale. Non vraiment Christine n’est pas si décalée que ça. Elle est juste freaky et en l’écoutant on se dit qu’on l’est un peu aussi. - Fragil.org


Christine

La jeune femme a déjà assuré la première partie du groupe The Do début mars au Trianon. Photo : DR
Christine & The Queens va faire sa musique toute seule
La chanteuse Christine & The Queens joue mardi soir aux Trois-Baudets, à l’occasion du festival Ici & Demain. Portrait d’une artiste prometteuse.


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Son nom circule sur le Web et dans les magazines musicaux depuis plusieurs mois mais c’est le festival pluridisciplinaire Ici & Demain qui aura la primeur de l’accueillir mardi soir, dans l’enceinte rénovée des Trois-Baudets.

De son vrai nom Héloïse Letissier, la jeune chanteuse Christine & The Queens a choisi son patronyme après avoir rencontré des faux travestis à Londres. “Elles faisaient toutes des numéros musicaux, se souvient la jeune femme de 22 ans, mais elles ne voulaient pas venir en France juste pour jouer derrière moi. Du coup, j’ai créé un faux groupe et je suis toute seule sur scène.”

Finaliste du concours Jeunes Talents des Inrockuptibles en 2010, la jeune artiste a enchaîné depuis les prestations brillantes, allant jusqu’à assurer la première partie de The Do, début mars, au Trianon. “J’ai toujours fait du piano et du théâtre, explique Héloïse, qui a fait ses armes au conservatoire, mais je ne pensais pas que la musique deviendrait mon activité principale. J’ai ouvert une page MySpace par distraction, et finalement mes proches m’ont conseillé d’aller plus loin, surtout ma mère qui restera toujours ma première fan !”

Pour la suite, Héloïse réfléchit à se professionnaliser. “J’ai reçu des propositions, mais je veux garder ma liberté, que ce soit dans une major ou un label indépendant. J’ai peur qu’on me rajoute des danseuses du Crazy Horse !” - Metro


Discography

Premier EP : Miséricorde. Sorti en mars 2011. Autoproduit.
Setlist : iT, Twist of Fate, Be Freaky, Who is it (Michael Jackson's cover), Kiss My Crass.

Photos

Bio

"Un faux travesti inspiré par Lykke Li et Klaus Nomi. Etrange et Splendide à la fois." Le choix de Mlle Eddie
"Roi des drag queens ou l'inverse, l'étonnante parisienne a plus d'une corde dans sa (Kate) Bush..." Gonzaï

Christine est toujours vêtue de son smoking. Elle aime à rappeler qu’elle n’est qu’un Faux Queen ; un imposteur.
Elle chante seule en scène les histoires que lui ont inspiré ses Queens, cinq travestis londoniens (Mouise, Mac Abbey, Motus, Miséricorde et Mathusalem) qui semblent lui avoir tout appris : l’ironie, la théâtralisation et un goût immodéré pour les bas-fonds de quartiers british, où se cache une sombre poésie nous rappelant le regretté Allan Edgar Poe.
Tout passe par le geste, l’intention ; que ce soit dans ses vidéos ou dans une grande salle, elle reste seule, mais habitée.
Ses influences sont autant théâtrales et cinématographiques de musicales : on y trouve Lou Reed, David Lynch, Andy Kaufman, Pippo Delbono ou encore Fever Ray.
A une voix pleine accordée aux susurres, sutures et murmures de ses Queens, elle marie des beats électro jamais très propres.
Car Christine est sale. Christine est freaky. Et Christine ne se sépare jamais de son humour tranchant, à l’image de sa fameuse paire de ciseaux.

Fondé en mars 2010 au retour d’un voyage à Londres, le projet Christine and the Queens a rapidement rencontré les faveurs des Inrocks (via le concours CQFD 2010), puis de programmateurs tels que Julien Bassouls (les Trois Baudets) ou de journalistes (Valli).
Christine et ses Queens ont ouvert quelques dates de la dernière tournée de The Do, puis ont été élues finalistes InrocksLab 2011 par le jury, avant de jouer à la Cigale pour l’unique date parisienne le Lykke Li en juin.
Après la sortie d'un premier EP en mars (Miséricorde), un deuxième (Mac Abbey) est en préparation.