Gabriella Hook
Gig Seeker Pro

Gabriella Hook

Chelsea, QC, Canada | Established. Jan 01, 2009 | SELF

Chelsea, QC, Canada | SELF
Established on Jan, 2009
Solo Pop Electro

Calendar

This band has not uploaded any videos
This band has not uploaded any videos

Music

Press


"Les Méconnus présentent: Gabriella Hook + Thierry Bruyère"

Gabriella Hook

Pop / Jazz

Build a Storm, bercé par des arrangements pop de piano, de cuivres et d'accordéon, met en relief le chant sautillant de l'interprète, qui rappelle parfois celui de Regina Spektor. "Je n'ai pas vraiment pensé à la signature sonore de l'album, avoue celle qui a étudié le piano classique pendant plusieurs années. Ça fait peur! Parce que c'est pas mal make or break! Je ne sais pas si l'album sonne d'une façon ou d'une autre, mais je sais que ça sonne moi."

Thierry Bruyère

Alternative / Folk Rock / Pop
Certaines histoires ont besoin d'être racontées, avant qu'elles ne s'éteignent, abandonnées tel un feu de camp à l'aurore. C'est la nécessité de partager des vérités personnelles et collectives, avant qu'elles ne cèdent leur place aux cendres, qui a poussé Thierry Bruyère vers la chanson. Depuis son passage en finale de Ma Première Place des Arts, il collabore avec Navet Confit pour livrer au public un univers où se côtoient les crochets et la mélancolie britanniques, les harmonies folk et pop, et une plume qui revendique son américanité francophone.
- LA PRESSE.CA


"Festival Artefact 2013 – Résumé et photos de la 2e journée"

On a peut-être manqué le jour 1 du Festival Artefact de Valleyfield cette année, mais on ne s’est pas fait prier pour s’y rendre le midi suivant. Avec des têtes d’affiche comme Gros mené et We are Wolves, on avait pas trop le choix d’être là.

Comme le veut la tradition du festival, une poignée de groupes émergents sont présentés vers la fin de l’après-midi, question de réchauffer la foule (surtout en cas de pluie et d’un beau 8° fin mai). Dans l’ordre hier : Roch Albert, Philippe Brach, Joanie Michaud, Gabriella Hook et l’Indice. KPRL était de la programmation, mais a malheureusement dû annuler sa prestation.

De ces cinq artistes, Gabriella Hook s’est facilement démarquée du lot par une pop aux accents jazz, sans batterie, et une voix (et un charisme) qui n’est pas sans rappeler Florence Welch (Florence + the Machine).

La bande à Fortin, Langevin et compagnie est montée sur scène vers les 21h15. On les avait vus au même endroit l’an dernier sous le sobriquet de Galaxie, mais là les boys ont troqué le dance rock pour un stoner rock à tout casser. Se tenir devant un haut-parleur devant la scène était une mauvaise idée. Ils ont, encore une fois, donné une leçon de rock à quiconque voudrait marcher dans le sentier qu’ils ont eux-mêmes battu, au Québec.

La soirée s’est terminée avec We are Wolves, qui a quitté le Centre Bell après avoir ouvert pour Indochine. Le groupe semblait épuisé, voire blasé, devant une foule beaucoup trop amorphe pour un spectacle des loups. Faut dire que deux shows back à back, c’est jamais facile, mais ce n’était pas leur meilleure performance à vie. Les problèmes techniques n’ont sûrement pas aidé.

On se retrouve ce soir pour Alaclair Ensemble et Karim Ouellet, mais en attendant, regardez nos photos de la deuxième journée.

- Olivier Morneau


"Artefact: musique d'ici et sandwiches aux grillades à Valleyfield"

L'édition 2013 du Festival Artefact fut déclinée en trois jours pluvieux de musique d'ici. On pense aux sons d'artistes établis, comme le rock de Gros Mené, le «postrigodon» d'Alaclair Ensemble, et la pop éclatée de Karim Ouellet, et à de sublimes musiciens émergents. Le festival comptait également d’instructives conférences sur la diffusion, la mise en marché, et les subventions dans l’industrie musicale.

Mon coup de cœur est allé à la pétillante Gabriella Hook. Seulement un an après avoir lancé son album Build a Storm, elle s’est présentée comme une chanteuse à la voix puissante et assurée. La musicienne a non seulement su charmer l’auditoire par sa sensualité, mais aussi et surtout par ses rythmes jazzy entraînants et sa véhémence.

- Catherine D'avril


"Frip’show: bazar urbain + performances musicales dans le Mile End"

Je prends le risque qu’on m’accuse de prêcher pour ma propre paroisse, afin de vous jaser d’une cause qui me tient beaucoup à cœur; celle de la santé mentale des jeunes.

Tout le monde le sait; ce n'est pas facile de garder un «esprit sain» et ce, surtout quand on passe à travers l’adolescence. D’où l’idée du Frip’show, un évènement qui vise à amasser des fonds pour Réseau Ado du Québec, un organisme qui a mis sur pied un programme de prévention du suicide dans les écoles.

Le Frip’show, qui en est à sa toute première édition, invite les participants à célébrer la vie ainsi que l’arrivée du printemps en leur proposant un grand bazar ouvert en soirée, en plus d’une programmation musicale rafraîchissante.

On compte parmi les artistes invités Caviar d’homme, Gabriella Hook, Babylones, Philippe Brach, Choses Sauvages ainsi que DJ Paclow. D’autres éléments intéressants s’ajoutent à la liste, tels une toile réalisée live durant la soirée par une artiste de MASSIVart, un kiosque à tatouages temporaires, un podcast, des bagels au bacon et de la bière de microbrasserie.

L’évènement se tiendra à partir de 18h, le samedi 6 avril prochain, à l’Église St-­Michel, situé en plein cœur du Mile-­End, à l’angle des rues St-­Urbain et St-­Viateur. Venez faire un tour! - Gabryelle Côté


"Festival Artefact: Karim Ouellet, Gros Mené, Alaclair Ensemble et +"

Artefact est de retour pour une seconde année! Du 23 au 25 mai prochain, le Festival reprendra le contrôle du centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield pour trois jours de performances musicales et de conférences. Les thèmes abordés par les intervenants? La mise en marché, la diffusion et les subventions, entre autres sujets qui vont intéresser les passionnés de l'industrie.

Mais ce que tu veux surtout connaître, ce sont les bands à l'affiche, n'est-ce pas? Révélée aujourd'hui, la programmation pointe des noms qui font écho, comme Leif Vollebekk, Plants and Animals, Gros Mené, We Are Wolves, Alaclair Ensemble, Harvest Breed et Karim Ouellet, qui joueront en plein-air sur la Scène du quartier.

On parle également d'autres noms qui méritent de se faire susurrer aux oreilles des mélomanes, comme Gabriella Hook, L'indice et Le Couleur.

En prévision de l'évènement, voici la vidéo teaser du Festival et un peu de musique à découvrir, juste pour tes beaux speakers. - Scene 1425


"Montreal Fringe Preview, Part 2"

BUILD A STORM (Gabriella Hook Music)

La parution de son album Build a Storm remonte certes à déjà un an, mais si vous n’avez pas encore vu Gabriella Hook en concert, le FRINGE vous offre plusieurs occasions d’y assister. De pair avec les influences de la chanson française, ses chansons transmettent à la fois des histoires graves et des expériences captivantes dans une légèreté rafraîchissante. Une performance à ne pas manquer pour les amateurs de musique qui capture l’expérience humaine. - Bloody Underrated / Xavier


"Montreal FRINGE 2013: Water Wings, Cherry on Top! and Build a Storm"





Build a Storm

Gabriella Hook is free-spirited, talented and extremely willing to bare her soul on stage. She has a powerful voice that reminds me somewhat of Feist. All of her songs were original compositions, and many of them really hit home with me on an emotional level. Her songs are raw and honest, and she performs them with her heart on her sleeve. The pain, joy, playfulness and flirtiness that she felt while writing them are relived on stage for the entire audience to see. I really appreciated her energy and honesty, and I would recommend seeing her show if you’re a big fan of indie pop stuff! - Bloody Underrated


"The 23rd St-Ambroise Montreal Fringe Festival"

17:45 Build a Storm, Gabriella Hook Music (Chelsea QC)
Singer-songwriter pianist Gabriella Hook in a solo performance of songs from her first CD Build a Storm plus a few new ones. To keep things fresh she remixed most of the selections. Her music comes across as deeply personal. Her vocals and the exquisite beauty streaming from her piano as she delicately strikes the keys touch the audience with her passionate emotions. A young promising artist with a high potential of being a major force within Quebec’s music industry. - Culture Plus


"THE WORLD/INFERNO FRIENDSHIP SOCIETY: GOOD TIMES IN MONTREAL"

By the time is was 8:15, Gabriella Hook (vocals, piano and accordion) and her band, Frank Beauchamp on drums and Alex Pépin, upright bass had taken place on stage. Their style is folk and Gabriella Hook’s vocals are perfect. She made me think a little bit of Tori Amos by the way she put such emotion and heart into her music as she played. You can listen to her songs directly on her website. The band played for half an hour and they really impressed me. Gabriella has been name “Artist of the month of May 2011” by Artère. - Karine Juteau


"Un moment fort – David Giguère et Gabriella Drake"

Le répit de l’épatant trompettiste, après que la bande de Giguère ait pris congé, n’est qu’éphémère. En effet, il s’installe tout de suite après aux côtés de celle qui monte aussitôt sur les planches, souriante : Gabriella Drake. Dès les tests de son, le public est intrigué. La musicienne est assise devant le clavier, un accordéon sur les genoux, le micro aux lèvres.

Puis, le préambule s’achève et Gabriella s’élance. Soutenue par Christian David à la trompette, par l’impressionnant Frank Beauchamp à la batterie et par Alex Pépin à la contrebasse, elle plonge le public dans une fête foraine lugubre, dans un cirque aux airs sombres, où l’accordéon parade fièrement. Au milieu de cet univers coloré, elle s’époumone dans de fulgurantes envolées vocales rappelant les chanteuses de soul, mais avec une rage au cœur que j’oserais peut-être qualifier de punk. Elle passe aisément du quasi-hurlement au ton de velours, elle déborde d’émotions théâtrales, elle inspire complètement. Ses doigts se baladent sur les touches ivoire de façon irrégulière : parfois avec une touchante délicatesse, parfois dans une frénésie déchaînée.

Côté paroles, l’auteure-compositrice-interprète ne donne pas sa place non plus. J’ai pu attraper quelques savoureuses lignes de ses chansons parfois en français, parfois en anglais :

« I don’t need any land to know where I stand »

« J’ai quitté mon pays et j’ai ainsi assuré ma destinée »

Elle touche plusieurs thèmes, dont l’accueil désolant que les autorités réservent parfois aux musiciens de la rue : « Espèce de pas permis, espèce de gypsy, qu’est-ce que vous faites ici ? », scande-t-elle passionnément dans le refrain d’une de ses pièces. Au terme de sa moitié de spectacle, j’en suis convaincu : il me faudra garder un œil sur cette demoiselle nommée Gabriella Drake.

La bouffée de fraîcheur qui m’attend dehors me fait du bien. Je savoure le bonheur d’avoir vécu ce moment bourré de talent frais. Ces deux artistes, me dis-je, font partie de la vague de musiciens francophones du Québec, d’interprètes qui ne voient pas la musique comme une toile devant laquelle la voix prend toute la place. Giguère ne considère pas ses cordes vocales comme la colonne vertébrale de sa musique. Pour lui, elle n’est qu’un instrument particulièrement évocateur. Il fait partie de ces artistes qui paraissent amoureux de la musique dans son ensemble et dont l’œuvre témoigne de cet amour. D’autres exemples ? On n’a qu’à penser à Bernard Adamus (dans la salle ce soir-là, d’ailleurs), dont l’œuvre est clairement blues, à David Marin, qui donne assurément dans le folk-rock, à We Are Wolves, qui sonne indéniablement électro-rock. Ces artistes, comme les plus grands avant eux, semblent avoir effectué des choix réfléchis par rapport à chacun des aspects de leurs chansons, et donc pas seulement par rapport à la voix de l’interprète vocal. Dans un Québec baignant dans la sauce Star Académie (le dernier gala de l’ADISQ nous l’a prouvé), Gabriella Drake et David Giguère ont tout mon soutien.

Puisse toute cette bande de musiciens connaître le succès qu’ils méritent! À surveiller… - Antoine Leclerc


"ÉCLIPSE LUNAIRE POUR DAVID GIGUÈRE"

La première partie, assurée par la belle fauve Gabriella Hook, m'a fait changer de couleur de face, enfin. Évoquant de temps à autres, l'intensité de Régina Spektor, dans l'âme, ou plutôt, dans l'âme de sa voix, à se "garocher" par terre (pardonnez l'expression). Tory Amos sur les bords? Non, ça c'était surement juste sa couleur de cheveux. Mais Gabrielle avait en tout cas, cette façon bien à elle de nous lancer dans ses flammes et de nous emporter sur ses grands chevaux. Un peu comme une Fiona Apple tiens…Suffit les comparaisons, cette fille de talent et son trompettiste, formaient un bien joli duo, à cheval. - Vanessa Hauguel


"David Giguère au Cabaret du Mile End: amas de trésors oubliés"

Le vin rouge coulait à flot en première partie de la soirée avec la charmante Gabriella Hook, originaire de Saskatchewan, laquelle était accompagnée pour l’occasion du trompettiste Christian David. Corps, âme, soul et jazz étaient déversés sur scène. Le public se dandinait au rythme de la musique. Ce passionnant duo nous inspirait l’évasion, l’aventure, bref, un bon cru pour décrocher de notre train-train quotidien. L’habillage musical était brut et nous transperçait d’images figuratives très efficientes. Malheureusement, au niveau de la composition et de la conciliation, le tout n’était pas très recherché ni approfondi. Un semblant de paramnésie prenait d’assaut les cerveaux. Une vague impression de déjà-vu à la Ingrid Michaelson, au sensoriel grain d’épice de Norah Jones et au feu sacré de Regina Spektor. - Justine Boutin-Bettez


"ARTISTE DU MOIS DE MAI 2011, GABRIELLA HOOK"

Un parcours inspiré

Gabriella Hook est née dans un village amérindien du nord de la Saskatchewan. Alors qu'elle est âgée d'un mois, sa famille déménage à Chelsea, en Outaouais. De 7 à 18 ans, elle apprend le piano classique à l'École de musique de l'Outaouais. En 2006, âgée de 18 ans, elle quitte Chelsea pour débuter un D.E.C. en danse au Cégep de Drummondville. Une blessure la force à cesser la danse, sa grande passion. Elle met alors le cap sur l'Ouest canadien, qu'elle parcourra pendant huit mois. Revenue à Montréal, elle achète son premier accordéon, inspirée par un accordéoniste qui joue à l'angle Prince-Arthur/St-Laurent, face au café où elle travaille. Elle compose deux airs qu'elle joue dans la rue, deux semaines plus tard, coin St-Denis/Sherbrooke. Elle continuera à se produire dans les rues du centre-ville à quelques reprises au cours de l'été 2009, jusqu'à ce qu'on lui interdise de jouer, faute de permis de la ville. Elle consacrera les prochains mois à travailler sur son matériel, d'où naîtront ses premières compositions. En janvier 2010, des amis lui proposent de composer la trame musicale (piano et accordéon) d'une pièce de théâtre qui sera jouée à Brooklyn. Elle accepte, et en mars et avril, présente ses compositions lors de trois spectacles au Jalopy Theatre de Brooklyn, et à Philadelphie. À Brooklyn, elle fait la rencontre d'un collectif de poètes, The Correspondance Society, qui lui proposent de venir passer l'été dans la Grosse Pomme.

La meilleure école

Deux mois après son retour à Montréal, Gabriella reprend le train, aller seulement, avec son accordéon : direction New York. Elle passe l'été 2010 à jouer dans les parcs: le Prospect Park à Brooklyn, ainsi que Washington Square et Central Park à New York. Elle découvre des artistes de talent, qui comme elle, jouent dans les rues et parcs ; un pianiste qui se déplace avec son piano à queue sur roulettes, un balayeur de rue qui joue magnifiquement de l'harmonica durant ses pauses, qui l'inspireront tout au long de cet été bohème. « La rue a été pour moi la meilleure école. Je me disais : « si je dois vivre de la musique, je dois en faire à tous les jours » ».

Alors qu'elle joue de l'accordéon et chante en français et en anglais au Prospect Park, une première personne lui donne sa carte d'affaires : Godfrey Diamond, producteur de disques, qui a notamment enregistré les Lou Reed, Sinatra, Aerosmith et plusieurs autres groupes et artistes indie et pop.

C'est aussi à New York qu'elle expérimentera son premier « micro ouvert », au concours Anti-Hoot du Webster Hall. Elle y joue deux soirs et le second, gagne la demi-finale ! « Je pouvais participer aux finales, mais ne l'ai même pas fait ; j'étais déjà satisfaite avec ça », dit-elle.

Elle revient à Montréal à la fin de l'été pour obtenir son visa d'artiste afin de retourner à New York et réalise qu'elle n'est pas prête à endisquer. « Ça ne faisait qu'un an que je jouais de l'accordéon, je voulais m'améliorer et encore explorer », explique-t-elle. Son producteur de Prospect Park la rassure : « quand tu seras prête, tu m'appelles », lui dit-il.

Elle commence à jouer avec un groupe, Chahut d'ruelle, avec qui elle fera plusieurs spectacles et apprivoisera les rouages du métier, jusqu'à tout récemment. « J'ai aussi commencé à faire mes compositions et arrangements d'accordéon, et c'est là que j'ai décidé de partir mon projet perso, avec mon propre band », ajoute-t-elle. Le 19 novembre dernier, elle donnait son premier spectacle au Quai des brumes, sur l'invitation de David Giguère, qui jouait en première partie. « Un show très réussi, qui a été sold-out », dit-elle avec une pointe de fierté bien placée.

Et maintenant...

Depuis, elle a fait plusieurs spectacles -les prochains seront ce dimanche 1er mai, au Quai des brumes et le 7 mai, au Théâtre Sainte-Catherine- et s'affaire à un projet d'album pour cette année. « Je travaille avec une très belle équipe d'excellents musiciens, on compo - Kalibre


"SAVOIR ACCROCHER"

Je suis la carrière de Gabriella Hook depuis maintenant près de deux ans. La première fois que je l’ai rencontrée, elle officiait en première partie d’une formation que je connais très bien: Les Chics Clochards. J’ai vu la petite fille aux allures punk monter sur scène et sortir… un accordéon. À ce moment, elle et ses musiciens, ont cassé la baraque avec cinq ou six chansons. La fougue qui se dégageait d’elle m’a fortement frappé. En deux ans, elle a mis sur pied Build A Storm, son premier album signé Godfrey Diamond, un réalisateur qui a notamment a donné du corps à des albums de Cream, Lou Reed, Kool & The Gang et Aerosmith.

L’album s’entame avec la timide San Francisco, aux accents jazz, qui rappelle l’ambiance feutrée d'une Cat Power. L’opus nous offre une fenêtre ouverte sur plusieurs tranches de vie de la chanteuse. Hook nous montre qu’elle peut tout aussi bien se débrouiller en français qu’en anglais, avec Moon Thirty et La Fille Aux Bas Rouges qui sont des ritournelles bilingues. Le premier extrait de l’album, Don’t Put Your Hands Down est de loin le plus pop. On y entend le travail de Diamond qui polit efficacement les chansons de Mlle Hook. Cependant, le réalisateur ne dénature en rien l’œuvre de la jeune auteure-compositrice-interprète. Cela a de bons effets, la voix est plus posée et les points forts des pièces ressortent de façon plus prononcés. Par contre, on a parfois l’impression que la théâtralité de la chanteuse en concert est quelque diluée dans le processus d'enregistrement studio.

Cool, Calm, Collected, Barrels & Bears et Save The World constituent un excellent reflet du côté plus rock’n’roll de Hook. Il faut noter la déchirante Silly Thoughts, où le fiel guide la voix de Gabriella Hook. Et bien que moins vindicative qu’en concert, No More est tout aussi lourde et chargée. Une pièce qui illustre très bien la personnalité de la chanteuse: «You wanted me to explain / You wanted me to justify why / Oh I don’t need to justify / To anyone but I»

Bref, Gabriella Hook fait partie de ces jeunes artistes québécoises qui connaîtront sans doute le succès très prochainement. Un cheminement artistique approfondi sera de mise, mais la lancée est très bonne. Un petit détail à noter, l’album est produit par Hook elle-même. Je vous le conseille vivement. La voix de la chanteuse saura vous captiver. Une mention spéciale aux musiciens de studio qui ont contribué à l’album: Christian David, François-Michel Beauchamps et Alexandre Pépin.

Ma note: 7.5/10

Gabriella Hook
Build a Storm
Indépendant
32 minutes - LOUIS-PHILIPPE LABRÈCHE


"Les doux abandons"

L’auteure-compositrice originaire de Chelsea Gabriella Hook lance Build a Storm, fruit de rencontres fortuites et d’un travail de moine.
"Je suis partie pour New York il y a deux étés, avec mon accordéon. Le premier jour, alors que je jouais dans un parc, un homme m’a donné sa carte d’affaires en me disant qu’il voulait travailler avec moi", se remémore l’auteure-compositrice Gabriella Hook au sujet de sa première rencontre avec Godfrey Diamond, qui deviendra le réalisateur de son premier album, Build a Storm.
"Ce n’est que 10 mois plus tard, quand j’étais de retour à Montréal, que je me suis sentie en pleine possession de mes moyens. Je l’ai appelé. Il est venu me rejoindre. On a enregistré l’album."
Build a Storm, bercé par des arrangements pop de piano, de cuivres et d’accordéon, met en relief le chant sautillant de l’interprète, qui rappelle parfois celui de Regina Spektor. "Je n’ai pas vraiment pensé à la signature sonore de l’album, avoue celle qui a étudié le piano classique pendant plusieurs années. Ça fait peur! Parce que c’est pas mal make or break! Je ne sais pas si l’album sonne d’une façon ou d’une autre, mais je sais que ça sonne moi."
Écrites sur une période de deux ans, les pièces de Build a Storm relatent le parcours de gitane de la jeune femme. "Je parle de mes histoires à n’en plus finir, mais aussi comment je me perçois dans la société, et comment je perçois les autres. Au bout du compte, je me rends compte que je pose beaucoup de questions." Elle conclut: "C’est vraiment un album sur lequel j’ai décidé de lâcher prise. De laisser tomber les prétextes. Je voulais prouver que c’était possible d’avoir peur, mais qu’affronter ses craintes était la clé. C’est plein d’espoir. Et c’est ça que je voulais partager avec le public."
Build a Storm
Gabriella Hook
(Indépendant)
Lancement le 31 mai
Au Troquet
- Guillaume Moffet


"Gabriella Hook : Douce rage"

Après un premier EP – Crystal Spring District – qui a laissé sa marque, discrète mais assurée, Gabriella Hook présente un premier album, Build A Storm, où son côté gypsy-jazz prend le dessus sur la rage.
Lumineuse, Gabriella Hook dévoile son premier album. La couverture en est délavée, la photo invite propose une aura de mystère d’un horizon qui se voile. Build A Storm, avec son côté gypsy-jazz, Gabriella avec sa voix mi-douce et cajoleuse, mi-rageuse et imperturbable. «Chaque pièce est un parcours. Je peux en refaire la chronologie quand j’y pense. Je me suis demandée ce que je voulais partager, ce qui allait ressortir de tout ça. Build A Storm, c’est un peu cette construction de quelque chose, d’une tempête. Je suis en train de construire, je m’assume. La musique, c’est ce que je fais à temps plein, j’ai pas d’autre chose. C’est construire quelque chose que j’aspire à partager. Je mets un pied à terre et je dis, c’est mon chemin, c’est là que je m’en vais», raconte celle qui est née dans le nord de la Saskatchewan, qui a été élevée en Outaouais, à Chelsea, et qui a déménagé à Montréal, il y a trois ans à peine, et qui lancera son premier album complet au Cabaret du Mile-End, avec son équipe de musiciens bien rodés.
Aidée de Christian David à la trompette et aux percussions, Gabriella Hook manie le piano tout comme l’accordéon auquel elle nous avait habitués sur son EP, paru à l’hiver 2011. Après 10 ans de piano classique, un DEC en danse, Gabriella troque ses habitudes artistiques pour un accordéon, instrument que Scott Dunbar lui a fait découvrir, alors qu’il jouait dans la rue, comme il le fait si bien. «Je ne savais même pas qui c’était! Mais je me suis dit que je pouvais apprendre cet instrument-là!» Elle quitte alors son emploi dans un café montréalais, se lance tête première dans l’apprentissage de l’accordéon, puis migre vers New York pour un été, jouant dans les parcs, de Prospect Park à Washington Square. «C’est là qu’est né mon côté «raw», en fait, à force de crier pour me faire entendre dans les parcs! Et mon côté plus gypsy parce que je jouais la game, j’étais déguisée et tout!»
Et c’est aussi là que Gabriella Hook a rencontré le réalisateur derrière Build A Storm, Godfrey Diamond.
Qui?
«C’était la première personne à me parler et à me laisser sa carte, le premier jour où j’ai chanté dans Prospect Park, à Brooklyn», lance Hook. «J’ai attendu quelques semaines, accumulé plein de cartes d’affaires que les gens me laissaient et fait plein de rencontres. Puis, j’ai vérifié qui c’était.» Coney Island Baby, ça vous dit quelque chose? Oui, Godfrey Diamond est l’artisan derrière ce bijou de Lou Reed (et plusieurs autres), derrière des albums de Gloria Gaynor, Kool & The Gang, Aerosmith, etc. Pas le premier venu, disons. Après une rencontre fructueuse avec le réalisateur, Hook décide pourtant de revenir à Montréal et de décliner son offre temporairement. «Je me suis dit que je n’étais pas prête. Ça m’a pris un mois avant que je lui récrive. Je lui ai dit Pas tout de suite et il m’a dit Whenever you’re ready, kid!»
Mais après avoir travaillé ses pièces avec un groupe de musiciens pendant un an et demi, est venu le temps de retrouver Diamond, à l’été 2011. Et de tout changer ce qui avait été construit. «On a passé les tounes à la hache. Les premiers jours, c’était vraiment difficile! Je me disais que les tounes étaient parfaites comme ça et que je ne pourrais pas les changer, affirme la jeune auteure-compositrice-interprète. «Godfrey, il est très franc et direct. Il ne niaise pas quand il te demande de recommencer. Il va vraiment chercher le meilleur de l’artiste. Il n’a pas son son à lui qu’il va imposer. Il fallait peaufiner mon style et il m’a aidé pour ça. Par exemple, «Silly Thoughts». Elle durait 6 minutes et il me disait de revenir avec 3 minutes seulement, le lendemain. Mais si j’avais voulu la garder telle quelle, je suis certaine qu’il m’aurait laissée faire. Il voulait surtout prendre la crème de la toune.» - Julie Ledoux


Discography

Crystal Spring District (EP)

Build a Storm (Album)

Photos

Bio

The accordeon and piano player has had her voice and aura compared more than once to those of Regina Spektor, Fiona Apple or Tori Amos.

Her life is a road movie in itself. Born during the summer of 1988 in an indigenous village of Saskatchewan, she moves to Quebec shortly after being brought into the world. She spends her childhood in Chelsea, Outaouais, where she learns classical piano. Speaking both english and french at home and in school allows her to become perfectly bilingual. When the time comes for her to take life into her own hand.

In a Brooklyn park, while Gabriella Hook is playing the accordeon for the people around, a man approaches and slip her his business card. This man is actually Godfrey Diamond, and has worked with artists such as Lou Reed, Frank Sinatra and Aerosmith. Everything falls into place and Diamond will eventually produce Hook’s first album. Written over two years, the 10 tracks from Build a storm trace the bohemian journey of the singer. With a sparkling voice brushed through with brass, piano and accordeon pop arrangements, the performer soothens her tone and lets a gypsy-jazz touch bloom into her songs. The project also seduces the great Greg Colbi, who will end up mastering the album at the mythical Sterling Sound studio in NYC.

Now established in Montreal, she completely devotes herself to her career, which she is self-managing. She however recently signed with Dare to Care Records for her booking.

All of those who heard at least one of her compositions agree about one thing : the talented young woman is a must-follow for the years to come.