Imperial Tiger Orchestra
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Imperial Tiger Orchestra

Genève, Geneva, Switzerland

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Music

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"Imperial Tiger Orchestra, aspiré par l’Ethiopie"

Pour le Nouvel An copte, l’orchestre genevois crée à La Bâtie un spectacle où la diva d’Addis-Abeba, Hamelmal Abaté, se laisse transporter

Il est un pays où le 11 septembre n’évoque pas forcément l’infamie. Mais le renouveau. Selon le calendrier copte, c’est à cette date que les Ethiopiens célèbrent l’an neuf. Prétexte rêvé, la nuit qui précède l’événement, pour qu’une bande de souffleurs de vertiges annexent le Festival de la Bâtie et invitent l’une des divas manifestes d’Addis-Abeba à trafiquer ses hauts tubes syncopés. Entre les Genevois d’Imperial Tiger Orchestra, usine à mélismes de la Corne africaine, et la chanteuse Hamelmal Abaté, quelque chose se trame de l’ordre de la recréation d’un monde. Avant leur concert, le 10 septembre, visite dans les arcanes d’une rencontre.

C’est un atelier éloigné du centre-ville, une sorte d’ancienne fabrique aux fenêtres surélevées. Imperial Tiger Orchestra affûte ses cordes. Le groupe est né en 2008, autour du trompettiste Raphaël Anker. A l’époque, il venait de découvrir les rééditions massives de la musique éthiopienne moderne qu’un mélomane français, Francis Falceto, publiait sous la bannière des «Ethiopiques». Déferlement de soul arabisée, d’arrangements jazzeurs, de patine noire et de voix vrillées.

L’Ethiopie a ceci de particulier, outre son ancienneté et son prestige culturel, qu’elle est un carrefour d’accents, de voyages et d’origines dont ses chants restent le témoin le plus crédible. Autour de lui, pour se coltiner un répertoire colossal, Anker a su réunir certains des meilleurs musiciens genevois. Imperial Tiger Orchestra n’est pas une fanfare aux amours lointaines, mais une armée d’interprètes exigeants au service d’un art que l’on ne célèbre plus: le pastiche.

Parmi la foison d’ensembles européens ou américains qui ont fait de la musique éthiopienne leur lingua franca, Imperial Tiger se distingue donc. Ils passent leur vie, quand ils sont ensemble, à comparer telle version d’un enregistrement introuvable, telle influence soudanaise sur un thème abyssin, tel instrument traditionnel. Lors d’un séjour en Ethiopie, ils ont creusé les marchés discographiques, aimé des vocalistes jeunes et prolongé encore une passion qui fait d’eux des spécialistes imparables d’un univers minuscule qui ne concerne que quelques-uns. - Le Temps


"Imperial Tiger Orchestra, une escale nommée Addis-Abeba"

Rocco Zacheo

Au cœur des hauts plateaux éthiopiens, six Genevois ont conçu une musique qui célèbre les traditions foisonnantes du pays. Une passion née des compilations éditées en Occident et d’un voyage qui a changé le cours de leur art
Les liens

Ces groupes suisses qui s’emparent des rythmes du monde

L’histoire d’Imperial Tiger ­Orchestra s’écrit à Genève, mais elle a acquis tout son sens, là-bas, entre les centaines de devantures chaotiques du «Mercato», le marché d’Addis-Abeba. Au milieu des sacs en jute remplis d’épices, de fèves et de poivrons séchés par le soleil, six musiciens romands trouvent, il y a trois ans, des trésors archaïques mais essentiels. Des cassettes précisément, d’où surgissent les traces d’une tradition musicale foisonnante.

Un monde se livre alors sur les bandes sonores, parfois connu des Européens passionnés, le plus souvent confiné aux ethnies qui le produisent. C’est une renaissance, une révélation solaire pour un groupe romand qui jusque-là s’échine à revisiter honorablement le répertoire complexe et disparate d’Ethiopie. Avec ces matériaux, cumulés, l’Imperial Tiger Orchestra va poser les fondements de son premier album, qui vient de paraître. Son titre? Un hommage à cette révélation: Mercato.

Ses neuf morceaux pourraient faire croire à une passerelle musicale unique, reliant Genève et les hauts plateaux éthiopiens. C’est vrai mais forcément réducteur et convenu. Dans les faits, ceux que nous raconte le trompettiste et âme du groupe Raphaël Anker, il y a davantage. Car tout, chez ce musicien élancé, semble tenir de la volonté de fuir l’appropriation indue d’une culture exotique. «A chaque répétition et avant chaque concert, je me pose la question de la légitimité de ma démarche. Est-ce que je suis à la hauteur? Est-ce que j’ai le droit d’apporter certaines touches personnelles? Je crois que cette constante remise en question est essentielle pour la survie du groupe. Elle nous permet de faire évoluer notre musique.»

L’exploration d’Imperial Tiger Orchestra a du souffle donc. Elle va loin aussi, dans une contrée culturelle peu fréquentée. Que des Suisses décident de plonger cœur et âme dans les méandres de l’Est africain, cela peut susciter l’étonnement, voire le scepticisme. Raphaël Anker a testé ces réactions mais il est passé outre. Sans doute parce que sa passion pour l’ailleurs n’est pas issue d’un caprice. Elle est nourrie d’une curiosité atavique et de quelques accidents heureux dans sa vie de musicien. - Le Temps


"Ils jouent la pop éthiopienne en mode impérial"

De la musique éthiopienne, on connaissait Mahmoud Ahmed et Mulatu Astatke, stars de l’ethio-jazz, ce répertoire des années?60 et 70 découvert par le public occidental avec la compilation Ethiopiques. Mais quid des décennies suivantes?

De la musique éthiopienne, on connaissait Mahmoud Ahmed et Mulatu Astatke, stars de l’ethio-jazz, ce répertoire des années?60 et 70 découvert par le public occidental avec la compilation Ethiopiques. Mais quid des décennies suivantes?

Réponse avec Imperial Tiger Orchestra, groupe genevois qui revisite les sons éthiopiens des années?80 et 90. Une révélation pour ces musiciens du cru comme pour l’auditeur. A découvrir sur Mercato, album de reprises soigneusement choisies, qui recèle des pépites de mélodies colorées et de rythmes syncopés. Totalement original pour nos oreilles. Parfaitement «groove» au bout du compte.

Les trésors du grand marché

On écoute. On en parle avec le groupe: «Le disque est le résultat d’une tournée de concerts en Ethiopie. On a ramené quantité de cassettes audio achetées au grand marché d’Addis-Abeba, le mercato. Cette musique, on s’en est gavé! Pour s’en imprégner, pour saisir son fonctionnement. Après quoi, on a choisi les titres qui nous semblaient les plus intéressants. Des compositions toutes basées sur le chant, qu’on a adaptées en instrumentaux, sans la voix, avec nos moyens occidentaux.»

Souvenir de la colonisation italienne, le mercato de la capitale abyssine donne son titre au disque d’Imperial Tiger Orchestra. Le groupe s’étant lui-même baptisé en référence aux fanfares impériales dont les membres jouaient du jazz sur leur temps libre. «L’Age d’or des années?60-70, explique le trompettiste du groupe Raphaël Anker, était dominé par les arrangeurs et les grands orchestres. Tandis que la décennie suivante, dès 1980, a été marquée par l’apparition du numérique mêlé au registre traditionnel. C’est la rencontre entre la batterie électronique et la vieille lyre krar. Ce qu’il y a lieu d’appeler de la pop éthiopienne.»

Pour Imperial Tiger Orchestra, il s’agissait de s’approprier ce répertoire pour le jouer avec un nouvel instrumentarium: au krar et aux percussions kebero, quatre tonneaux couverts de peaux, répondent les sax alto, trompette, basse et guitare électrique, batterie et claviers. Plus, ultime liberté dictée par la recherche sonore, le phin, un luth thaïlandais.

Des chants d’amour

«
A priori, cette musique n’est pas logique pour nous, constate Raphael Anker. Ce sont des lignes mélodiques complexes, avec de très longues phrases se terminant souvent par un temps supplémentaire. Pour réarranger ces thèmes, il s’agissait d’être très ingénieux. Ça nous a poussés à trouver de nouvelles idées, des trucs parfois bizarres…» Soucieux de ne pas tomber dans la reprise scolaire, ni de dévoyer l’esprit d’origine, le groupe invente, ajoute de l’orgue Farfisa, des appeaux. On fait appel au bagage de chacun des musiciens: rock, jazz, impro, funk, noise. Le son du groupe est chargé de références. C’est là sa richesse. Quant à savoir s’il s’agit finalement d’un album de musique éthiopienne ou occidentale, la réponse fuse: «Ethiopienne, clairement! Nous n’avons rien inventé.» C’est donc en toute logique que Mercato se conclut non par le feulement des cuivres, mais avec une chanteuse éthiopienne, Bethelem Dagnachew. Pour une dernière complainte d’amour à faire danser les moribonds.

Imperial Tiger Orchestra, «Mercato», CD Mental Groove. En concert le 14 mai au Romandie à Lausanne; le 8 juillet au parc La Grange à Genève.

Outre son excellente facture et le génie avec lequel Imperial Tiger Orchestra fait «tourner» des thèmes aussi entraînants qu’envoûtants, l’album Mercato a pour autre mérite cette bonne idée de revisiter une période pour ainsi dire inconnue des mélomanes occidentaux, les années?80-90 en Ethiopie. Choix d’autant plus marquant que la majorité des groupes actuels du genre, qu’ils soient de Paris ou de New York, restent estampillés «ethio-jazz», refaisant ce qui existait déjà en très bien sur les disques d’origine. Il y a là un effet de mode, doublement
a posteriori, puisque les standards de l’ethio-jazz datent des années?60-70. Tandis que leur découverte en Europe remonte aux années?90 et la compilation Ethiopiques. Peu enclin à suivre cette tendance, peu soucieux de plaire en fait, Imperial Tiger Orchestra s’avère en avance sur la mode. Ça en valait la peine: le résultat est superbe. F.G - Tribune de Genève


"Imperial Tiger Orchestra"

Imperial Tiger Orchestra – review

Africa's musical influences continue to spread, even to Switzerland. When the Geneva-based trumpet-player Raphael Anker started listening to the Ethiopiques series of recordings, many of them from the 60s and 70s, he decided to begin playing his own versions. He's not the first musician to be impressed by the jazz, soul and funk of Ethiopia's golden age; it has inspired some great music from the likes of Dub Colossus and the Heliocentrics.

But as this rousing set showed, Anker and his band bring a fresh, contemporary edge to old and new Ethiopian styles, while retaining the spirit of the originals. The Imperial Tiger Orchestra is named after the Imperial Bodyguard Band of the Haile Selassie era and Monty Python's "tiger in Africa" sketch, but it's far from being a Swiss novelty. Much of the best Ethiopian music is based around brass, and in this six-piece band Anker's trumpet work was finely matched by John Menoud on baritone sax, and they were joined by keyboards, two percussionists, and multi-instrumentalist Cyril Moules, who played Ethiopian krar and the bouzouki-like Thai phin.

The setting was bizarre – they were playing in a smart Canary Wharf restaurant where too many of the diners wanted to talk rather than listen – but that didn't worry the band. This was an exclusively instrumental set, dominated by sturdy Ethiopian melodies, and the slick interplay of the two brass players, but the band constantly changed direction. There was a glorious funk work-out on Lale Lale, played in tribute to the great Mahmoud Ahmed, bursts of freeform jazz, and a rousing treatment of the traditional wedding song, Shinet, that started with hand-claps, moved on to solos from brass and phin, and ended with wailing electronic effects. Next time round, they deserve an audience that listens, and maybe gets a chance to dance.
- The Guardian


"Imperial Tiger Orchestra"

Imperial Tiger Orchestra – review

Africa's musical influences continue to spread, even to Switzerland. When the Geneva-based trumpet-player Raphael Anker started listening to the Ethiopiques series of recordings, many of them from the 60s and 70s, he decided to begin playing his own versions. He's not the first musician to be impressed by the jazz, soul and funk of Ethiopia's golden age; it has inspired some great music from the likes of Dub Colossus and the Heliocentrics.

But as this rousing set showed, Anker and his band bring a fresh, contemporary edge to old and new Ethiopian styles, while retaining the spirit of the originals. The Imperial Tiger Orchestra is named after the Imperial Bodyguard Band of the Haile Selassie era and Monty Python's "tiger in Africa" sketch, but it's far from being a Swiss novelty. Much of the best Ethiopian music is based around brass, and in this six-piece band Anker's trumpet work was finely matched by John Menoud on baritone sax, and they were joined by keyboards, two percussionists, and multi-instrumentalist Cyril Moules, who played Ethiopian krar and the bouzouki-like Thai phin.

The setting was bizarre – they were playing in a smart Canary Wharf restaurant where too many of the diners wanted to talk rather than listen – but that didn't worry the band. This was an exclusively instrumental set, dominated by sturdy Ethiopian melodies, and the slick interplay of the two brass players, but the band constantly changed direction. There was a glorious funk work-out on Lale Lale, played in tribute to the great Mahmoud Ahmed, bursts of freeform jazz, and a rousing treatment of the traditional wedding song, Shinet, that started with hand-claps, moved on to solos from brass and phin, and ended with wailing electronic effects. Next time round, they deserve an audience that listens, and maybe gets a chance to dance.
- The Guardian


Discography

Lale Lale / Yefikir Woha Timu (Larsen Records, 2010)
Addis Abeba (Mental Records, 2010)
Mercato (Mental Groove Records, 2011)

Photos

Bio

Raphae¨l Anker, trumpet player from Geneva, one day decides to gather musicians for a live performance revisiting the golden age of Ethiopian music, the sound of Tlaloun Gessesse, Getatchew Mekurya, Mulatu Astatke, Mahmoud Ahmed and other legends. It's 2007, and the experience is so memorable that the one shot happening becomes a band: Imperial Tiger Orchestra, a nod to the Imperial Bodyguard Band from Addis-Abeba and to a classic line from Monthy Python's The Meaning of Life. A tiger - in Africa? ...Well it doesn't sound very likely...
Consisting of members with very diverse backgrounds (free jazz, noise experimentations, contemporary music, re-invented psychedelic music, strange pop, bizarre rock) the Orchestra tests the grounds with an EP and a 7" breaking the boundaries of genres followed by a trip to Addis-Abeba in 2009 where they perform with local luminaries and learn about the large diversity of Ethiopian music. A life-changing experience which brings them back to the studio for their debut album: Mercato.

Overseen with flair by Ethiopian music expert Jeoren Visse, Mercato is a mesmerizing re-interpretation of Ethiopian music's golden age mixed with the digitalized themes that appeared in the 80s and filtered through the eclectic influences of the Orchestra. Instruments such as the kebero (the most iconic percussion instrument of the country), the Indian dholak, the Thai cymbal, the traditional Thai phin, or the krar (an Ethiopian lyre) follow hypnotizing drum patterns and layers of MIDI sounds. It's a fascinating retro-futuristic piece of music, close yet totally different from the songs that inspired the band. It's progressive Ethiopian rock!

Their debut record undoubtedly confirms the band's wider knowledge of Ethiopia's musical diversity, while allowing them to express their desire of choosing a route not taken by many. Whether it's saluting the phenomenal Mahmoud Ahmed on the splendid "Lale Lale", re-interpretating the classic wedding theme "Shinet", or taking Martha Ashagani's "Zoma" to new heights, the Orchestra always does it with a unique vision while at the same time honoring the originals. Popular songs magically become classy instrumentals. Thunderous rhythms and feverish hooks, down tempo moments and fast paced epiphanies, electronic sounds and ambient nirvanas, Mercato explores multiples paths and never loses its warm groove, from "Yedao", the Rahel Yohannes cover that starts the record, to the collaboration with Bethelem Dagnachew whose high pitched voclas close the full-length in the most enchanting way.