Kelin-Kelin' Orchestra
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Kelin-Kelin' Orchestra

Paris, Île-de-France, France | Established. Jan 01, 2012

Paris, Île-de-France, France
Established on Jan, 2012
Band Jazz Big Band

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Music

Press


"Africa Time For Peace Interview"

Avec les années, Brice Wassy (batteur compositeur) et Jean jacques Elangue, (saxophoniste compositeur) se sont faits un nom. En dépit de l'expérience accumulée et de la reconnaissance de leurs pairs, ils ressentent aujourd'hui l'impérieux besoin de prendre les choses en main pour défendre leurs conceptions du jazz. Le Kelin Kelin Orchestra, monté par leurs soins, regroupe la fine fleur africaine et caribéenne de jazz à Paris. Attachés à la liberté créative de cette musique, ces hommes qui attendent qu'enfin les projecteurs éclairent dans leurs directions, invitent les oreilles curieuses à redécouvrir l'héritage traditionnel africain à travers des compositions sophistiquées et festives. It's time for Nku* Jazz !

Oloo Bwemba : Outre la musicalité de ce mot, pourquoi avez-vous choisi ce nom Kelin Kelin Orchestra?

Jean Jacques Elangué : C’est le nom que l’on donne à une feuille à partir de laquelle on fait la sauce gombo que tous les africains connaissent. Au Cameroun, les musiciens ont l’habitude de se faire appeler « gombiste » (celui qui fait de l'argent -du gombo- avec sa musique) .Nous, on a dit au lieu de faire Le Gombo Orchestra, on va faire Kelin Kelin orchestra.

OB : Vous êtes deux musiciens de Jazz, avec un bon bagage reconnu de vos pairs et d’un certain public. Vous avez déjà joué ensemble et il me semble que la valorisation de l’héritage traditionnel a toujours été le leitmotiv dans vos créations ? Est-ce bien le cas ?

Brice Wassy : Absolument, bien sur, ça a toujours été ça jusqu’à présent.
Jean Jacques Elangué : Nous avons une seule idée en tête, c’est de poursuivre ce que notre patrimoine nous a laissé comme héritage. Ca veut dire quoi ? Prendre, aller chercher des détails dans notre culture et essayer de les mettre à la sauce d’aujourd’hui avec les outils que nous avons.

OB : Après toutes vos pérégrinations, qu’est-ce qui a motivé ce retour aux sources, la formation de cet orchestre, au-delà de l’envie de jouer ensemble ?

Brice Wassy : Ce n’est pas la première fois, on ne fait que continuer, plus ça va plus on prend de l’âge et là on a vraiment envie d’y aller à fond.
Jean Jacques Elangué : Pour ma part, il y a une part de prise de conscience, voire de prise de conscience collective, qui voudrait que malgré nos expériences individuelles et passées, nous soyons obligés de prendre les choses en main et d'y aller d’une seule voix pour essayer vraiment (rire) d’attirer les spots vers nous. Les initiales du Kelin Kelin Orchestra se lisent KKO, on est dans notre identité et on veut défendre ça.
Brice Wassy : Nous voulons montrer aussi que nous pouvons jouer ensemble parce ce n’est pas aussi évident de jouer ensemble.

OB : Y – a-t-il vraiment des pans de la musique africaine inexplorés par des artistes comme vous aguerris au Jazz, au funk à l’afrobeat ? Qu’est-ce qui cette fois-ci sera nouveau et attirera la lumière des spots sur vous ?

Brice Wassy : On va déjà valoriser les choses qui nous ont bercées dans l’enfance par exemple, faire connaître aux plus jeunes des musiques qu’ils ne connaissent pas forcément. C’est tout cela qui nous motive.
Jean Jacques Elangué : Nos aînés, ayant déjà mis un pied à l’étrier, nous allons continuer sur cette voie, en s’inspirant de ce qu’ils ont fait, et bien sur aussi de ce que le monde nous apporte de positif. C’est un challenge aussi d’arriver à dire ce que nous voulons dire, avec cette foi, cette envie qui est si profonde.

OB : Faire tourner un big band avec des musiciens de votre trempe que l’on peut soupçonner d’être des puristes du jazz, n’est ce pas un grand défi à relever ?

Brice Wassy : C’est vrai, c’est un défi. C’est justement cela qui nous excite, c'est un challenge et nous mettrons toute l’énergie pour y arriver.
Jean Jacques Elangué : C’est la première fois aussi que des africains s’organisent de cette façon là, pour présenter un big band « éclairé » avec une couleur un peu contemporaine.

OB : Vous êtes africains et au travers de cette formation vous le clamez encore plus haut. Qu’en est-il de la diffusion de votre musique en Afrique ?

Brice Wassy : Nous avons un petit déficit par rapport à ça, c’est vrai. Nous espérons avoir accès aux médias, chose que l’on n’a pas souvent eu. Plus on aura accès à des médias, et plus les gens sauront de quoi nous voulons parler.
Jean Jacques Elangué : Très important les médias dont parle Brice. S’il n’y a pas de première pierre posée, personne ne nous écoutera. Aujourd'hui, nous prenons les choses en main, du fait d'une prise de conscience collective. Peut être qu'elle va s’élargir, et petit à petit, on arrivera à quelque chose de concret.

OB : Votre initiation musicale commence tous les deux au Cameroun, ou vous avez déjà la possibilité de découvrir des grandes figures du jazz qui viennent jouer par l’entremise d’autre grand nom. Depuis le temps, le statut du jazz a fortement changé, devenant une musique plutôt élitiste. Quel regard portez-vous sur ces transformations ?

Jean Jacques Elangué : Je constate que le jazz a toujours été une musique qui n’avait pas peur de se mélanger aux autres, de se transformer, d’évoluer, d’aller un peu chatouiller telle ou telle musique. Pour moi, c’est dans la norme des choses, qu’aujourd’hui le jazz soit dans la position où il est.
Brice Wassy : Je me rappelle quand j’étais petit mes parents disaient : « nous allons au jazz » c’est à dire, nous allons nous amuser. On dit que le jazz c’est un peu la liberté de jouer. Dans nos musiques traditionnelles, il y a la liberté, c’est ce jazz que je connais, le jazz authentique, le mangabeu le ndanzi, ce sont des musique ou chacun pouvait s’exprimer. C’est ça pour moi le jazz, c’est ce que j’appelle le nku jazz.
Jean Jacques Elangué : La liberté dont parle Brice, se manifeste concrètement par le phénomène de l’improvisation. Dans nos musiques, dites traditionnelles, il y a de l’improvisation. On peut entendre, lors des funérailles chez les bamilékés, par exemple, un groupe de gens chanter avec un soliste au milieu qui envoie des onomatopées, un chœur qui répond, un rythme derrière. C’est une forme d’improvisation, d’échange, de jazz, si on veut.

OB : Le jazz, tout comme le funk et l’afro-beat, ont eu avant le hip hop, leur part de hargne à exprimer. Vous considérez-vous comme des artistes engagés ?

Brice Wassy : Je considère que je suis engagé puisque je défends ces traditions depuis des années.
Jean Jacques Elangué : L’engagement ne date pas seulement d’aujourd’hui, on ne peut pas renier cet état de chose. Aller vers un orchestre comme celui-ci et prétendre prendre ce qu'il y a dans notre patrimoine et le valoriser, ce n’est pas une mince affaire, j’espère que les gens nous suivrons.
Brice Wassy : Kelin Kelin Orchestra n’oubliez pas ça. - Africa Time For Peace


"Africa Vivre Review"

Kelin-Kelin' Orchestra, un big-band qui décoiffe
Studio de l'Ermitage - 8, rue de l'Ermitage, Paris 20ème.

Big-band africain composé de musiciens de talent ayant tous fait leurs preuves, Kelin-Kelin' Orchestra propose un afro-jazz brûlant et joyeux inspiré des rythmes et chants camerounais. Palpitations, exaltation et frénésie assurées !

Avis aux amateurs de bons " live " qui décoiffent ! Le big-band Kelin-Kelin' Orchestra sera en concert dans la capitale le mardi 17 septembre prochain au Studio de l'Ermitage, à partir de 21h.

Une soirée musicale d'exception qui nous donne l'eau à la bouche et pour cause...

Dernier venu sur la scène afro-jazz parisienne, le groupe, ou plutôt l'orchestre, Kelin-Kelin' Orchestra rassemble d'excellents musiciens issus d'horizons diverses et appartenant à des générations différentes, mais partageant tous le même amour pour les musiques noires classifiées " jazz ".

Ils sont donc tous les dix (oui oui, dix musiciens sur scène !) rôdés dans l'art de l'impro et c'est sur ce terrain-là qu'on les attend avec impatience.

À commencer par le batteur charismatique, également directeur de l'ensemble, le légendaire Brice Wassy, ancien leader des groupes de Manu Dibango et Salif Keita, fin connaisseur des rythmes africains, des tendances traditionnelles aux grooves afro-beat les plus féroces.

Son compère et compatriote (Camerounais comme lui) Jean-Jacques Elangué le soutient dans la direction de l'orchestre. Au saxophone ténor comme au lead vocal, ce musicien surprend par son interprétation théâtrale.

Des huit autres musiciens (au piano et aux cuivres, nombreux) qui forment le big-band, que dire, sinon qu'ils sont tout aussi brillants...

" Kelin-Kelin " est un terme qui rappelle le mot camerounais " Keleng Keleng ", les feuilles de la plante qui produit le gombo et que l'on utilise dans la sauce gombo. Vous savez, cette fameuse sauce gluante que l'on trouve partout sur le continent, cette sauce à la texture si spéciale, source de mille délices pour les palais connaisseurs, particulièrement appréciée en Afrique...

D'ailleurs, pour Brice Wassy, Kelin-Kelin rappelle directement le fruit gombo dans la mesure où l'on parle de "gombistes" quand on évoque les musiciens au Cameroun.

Conclusion de ces deux explications culinaires, le groupe Kelin-Kelin Orchestra est capable de préparer une sauce gombo musicale des plus exquises... Nous vous recommandons d'aller nombreux y goûter ! - Africa Vivre


"Parfait TABAPSI Review"

Monté par Brice Wassy et Jean-Jacques Elangué, cette bande de gais lurons travaille depuis deux ans à valoriser le patrimoine africain à une nouvelle sauce.
C’est en face du New Morning, antre du jazz par excellence à Paris, que nous avons rencontré, en ce mois d’octobre 2013, les deux piliers du Kelin Kelin Orchestra (KKO). Brice Wassy et Jean-Jacques Elangué nous avaient en effet donné rendez-vous ici au lendemain de deux soirées magnifiques au Baiser Salé, quelques stations de métro plus loin la semaine précédente. Où nous avions alors découvert en live la prestation d’un band d’une dizaine d’éléments monté par les deux compères en 2011. Plus précisément depuis le 17 novembre et la première répétition.
C’était alors le début de l’accomplissement d’un rêve pour le batteur Wassy. Qui après avoir presté sur les scènes du monde avec les plus grands (Manu Dibango, Salif Keita, notamment) et sur trois décennies nourrissait un vieux projet : monter une mayonnaise musicale à travers des instrumentistes de haut vol pouvant revisiter les standards africains à la sauce africaine. S’il commença avec African Rythm Orchestra pour quelques années, c’est visiblement avec ce KKO qu’il semble se rapprocher au plus près de son rêve. Une sorte d’aboutissement qu’il doit en grande partie au saxophoniste Elangué. Qui a répondu à l’appel de son aîné «une fois que j’avais senti que j’étais prêt pour cette nouvelle aventure». Ce qui ne fut pas une mince décision pour celui qui a également bourlingué avec les plus grands du continent, et qui s’apprêtait à prendre l’avion le lendemain de notre rencontre pour l’Amérique du Sud dans le cadre d’une tournée avec le Nigérian Tony Allen, le dépositaire rythmique de l’afrobeat depuis la mort de son concepteur Fela.
La tête de pont ainsi constituée, restait à trouver l’équipage de ce nouveau voyage. Avec pour feuille de route l’idée d’un big bang à forte coloration africaine. «On souhaitait trouver des musiciens non pour faire du classique, mais qui pouvaient s’adapter à cette nouvelle écriture, chacun avec son instrument. Qui pouvaient contribuer à réinventer les sonorités traditionnelles de chez nous et explorer nos imaginaires», précise Elangué. Un peu dans la lignée des grands orchestres qui firent par le passé honneur à l’Afrique comme le Mbebeya Jazz de Conakry ou le OK Jazz et l’African Jazz de Kinshasa. D’emblée, le recrutement pouvait paraître aisé en ce Paris où les musiciens au sang africain foisonnent. Sauf qu’il fallait convaincre ceux qu’on avait sélectionnés au préalable et jauger leur goût pour l’aventure. Au bout de moult rencontres, une équipe s’est dégagée malgré quelques pointures ayant refusé la proposition.
Depuis plus d’un an maintenant, cette joyeuse bande parcourt les festivals en France. Où elle distille une musique où les cuivres ont l’occasion de se déployer sur des rythmes africains, et même souvent de la diaspora noire. Elle qui revisite les standards du continent. Avec au bout l’objectif de «Créer, entre la modernité présumée et le patrimoine enfoui, une passerelle où l’on aurait une autre manière d’écouter une Afrique qui sait d’où elle vient et n’a pas fini d’être moderne !», explique Wassy. A voir l’engouement du public lors de leurs sorties, le pari est en passe d’être gagné. Quoique la locomotive pense que le satisfecit ne sera complet qu’avec une reconnaissance sur les terres d’Afrique. C’est ici le lieu de préciser que le projet Kelin Kelin Orchestra va au-delà de la scène pure. «En étant dans la transcription des standards, explique Elangué, nous voulons également faire savoir que la transmission nous tient à cœur. Nous avons ainsi prévu un côté académique qui se décline en workshops et ateliers sur le continent avec des musiciens du cru». Histoire de partager en plus de la musique une expérience épaisse et valeureuse. Wassy ajoute qu’ils sont également prêts à travailler avec des fanfares qui pullulent sur le continent, car «une passerelle est possible et peut donner des étincelles».
Constitué d’une section cuivre de sept éléments ainsi que d’un batteur, d’un percussionniste, d’un pianiste et d’un bassiste, le KKO voudrait s’exprimer sur la terre d’Afrique pour peu que de bonnes volontés décident de lui ouvrir leurs bras. Si des vidéos sont disponibles sur la toile, le groupe prépare un album pour très bientôt, car «c’est un passage obligé pour toucher plus de monde». En attendant, les scènes festivalières autour de Paris dégustent avec un certain appétit cette nouvelle proposition qui donne à voir une Afrique nouvelle. - Parfait TABAPSI


"JOURNAL DU CAMEROUN INTERVIEW"

Kelin-Kelin’ Orchestra: "J'ai toujours eu envie d'avoir un grand groupe de musique contemporaine africaine"
Par Ingrid Alice Ngounou d'Halluin - 11/06/2013
Les membres du groupe reviennent sur les fondements de leur groupe et font part de leurs projets, notamment la campagne de recherche de fonds en cours


Brice Wassy, vous êtes batteur, compositeur et vous êtes l’un des fondateurs de l’orchestre de jazz Kelin-Kelin’ Orchestra. Racontez-nous comment a commencé l’aventure?
Brice Wassy C'est une idée qui tourne dans la tête depuis quelques années. J'ai toujours eu cette envie d'avoir un grand groupe de musique contemporaine africaine. C’est pour cela que dans les années 90 j'ai commencé par le Tchokola band ou je commençais à réunir des musiciens et après j'ai réalisé mon premier disque « nga punk » ou il y a d'ailleurs beaucoup de musiciens (Guy N’sangue, Etienne Mbappe, feu Noel Ekwabi, Jean-Jacques, Jack Djeyim, etc.) Mon souhait a toujours été de rassembler les frères et sœurs musiciens, pour jouer nos musiques ensemble, les partager et les ressentir ensemble.
Et vous Jean-Jacques Elangué?
Jean-Jacques Elangué L'aventure Kelin-Kelin pour ma part naît de la volonté de faire vivre le patrimoine culturel africain, par le biais de la musique au sens nostalgique, le tout dans une dimension contemporaine. Brice m'a révélé l'idée il y a plusieurs années, mais vu mes occupations du moment, je ne me sentais pas tout à fait prêt! En novembre 2011, il est revenu à la charge et j'ai accepté de travailler en étroite collaboration avec lui sur ce projet. Vous savez, Brice est un musicien pour qui j'ai beaucoup de respect.

On y retrouve des africains, mais aussi d’autres nationalités. Pourquoi avoir voulu ce mélange?
BW C’est pour prendre la communion ensemble, (rires).
JJE Il me semble légitime de faire intervenir des africains et des noirs en général pour amorcer la lecture de notre patrimoine, que cela soit d'un point de vue nostalgique ou sous un angle purement de " création"... Ne vous fiez pas au fait que nous utilisons les instruments occidentaux pour la plupart.

Pourquoi avoir choisi Kelin-Kelin comme nom de groupe?
BW Vous savez, en Afrique et au Cameroun en particulier, on appelle affectueusement les musiciens les gombistes à cause du gombo qui au sens propre est la plante et le fruit est à la base de la sauce gombo qu’on retrouve partout en Afrique. Nous sommes donc des gombistes d’où Kelin-Kelin.
JJE Oui, KELIN KELIN est un clin d’œil à « Keleng Keleng » ...les feuilles à base de cette sauce qui ressemble à la sauce Gombo...le fameux « Keleng Keleng Accro » que l’on connait bien au Cameroun. Comme disait Brice pour la petite histoire, les musiciens interprètes ont hérité du nom "GOMBISTES" depuis toujours au Cameroun... Nous avons voulu ainsi rendre hommage à la musique du pays via nos aînés, tout en restant nous-mêmes.


Vous avez lancé une campagne de collecte des fonds pour la préparation de votre premier album. Comment peut-on vous soutenir?
JJE Nous avons opté pour le financement participatif pour contourner la frilosité ambiante des maisons de disque et des canaux classiques de production. C’est aussi une manière d’impliquer directement le public dans le soutien aux artistes. Nous avons imaginé une grande variété de contreparties en échange des contributions, il y en a pour toutes les bourses ! Vous ne serez pas déçus ! Pour nous soutenir, il est impératif de partir sur la base du bon gré. Ne vous privez pas d'accomplir une action qui contribuera à redorer le blason la musique NOIRE... car nous voulons faire un album qui fera date en invitant nombre de nos talentueux confrères et consœurs, mais aussi des groupes traditionnels d’Afrique ou de la Caraïbe.

Quel est votre agenda actuel?
JJE Nous sommes actuellement dans une phase qui voudrait que l'on se montre ... Il est important d'exister aux yeux du public via la toile, les concerts, festivals. Notre dernier concert était le 18 Mai au Zèbre de Belleville. Prochain concert à ne pas rater sur Paris, le 28 Juin à partir de 20h30 au Studio de l’Ermitage dans le 20e. Ça va chauffer, venez nombreux. Et enfin le 02 Août au Festival « Jazz In Regusse » dans le Var. Toute notre actualité peut être suivie sur notre page Facebook ou notre site web www.kelinkelin.com

Avez-vous prévu des concerts ou spectacles au Cameroun, votre pays d’origine? Etes-vous soutenu par les organismes culturels publics ou privés ? Lesquels?
BW Nous aimerions bien sûr jouer au Cameroun ! Faire des master classes, remettre au goût du jour des cuivres camerounais un peu en voie de disparition, créer et reprendre certaines pièces de musique du terroir en jumelage avec des orchestres sur place. Mais tout ça ne dépend pas que de nous…
JJE L'idée de composer avec les organismes culturels publics est incontournable, car les dits organismes sont dotés de compétences en la matière. Nous y travaillons et sommes ouverts à toutes les propositions. Bien entendu tout apport privé reste le bienvenu, parce qu’efficace par nature (en général)

Un mot pour terminer
BW La musique fait partie de nous. Elle est en nous, c’est celle de nos ainés et de nos aïeux. Nous avons un grand besoin de la partager avec vous. Vous êtes donc chaleureusement conviés à notre assemblée générale !
JJE Pour ma part je tiens à rendre un hommage particulier à tous les musiciens qui nous accompagnent dans ce projet. Sans eux, nous n'aurions pu avancer. Un hommage aussi le public qui nous suit de près ou de loin .... « Une seule main ne peut attacher un paquet ». Nous avons besoin vous ! Découvrez le projet sur http://www.indiegogo.com/projects/kelinkelinorchestra - JOURNAL DU CAMEROUN


"JAZZ MAGAZINE REVIEW"

Kelin-Kelin’ Orchestra, Le Jazz.act, Paris, 26/10.
Brice Wassy (dm, comp, dir), Jean-Jacques Elangué (ts, comp, arr, dir), Rodolphe Lauretta (as), Kayou Roots (ts, ss), Ben Labejof (bs), Alexis Gonzales (tp), Roger Kom (tb), Abbé Ngayihi (p), Sébastien Richelieu (elb).
On est à deux pas de la Tour Montparnasse, dans un club de jazz qui a ouvert ses portes voici un an. Le public est mixte mais l’orchestre exclusivement « black, brown & beige » (comme disait qui Duke savez). Pas étonnant : où les voit-on ailleurs ces musiciens d’origine ou d’ascendance africaine ? Pas même — excepté celui d’Antoine Hervé voici un quart de siècle — dans notre national ONJ, piètre représentant — depuis sa création — de la diversité ethnique de l’Hexagone (C’est pas dans le cahier des charges, man ! Viens pas semer l’Asie zanie). Pas plus, d’ailleurs, dans nos festivals banlieusards ou limitrophes, friands de Chicagoans basanés, d’Archie Murray et de David Shepp.


Alors ils se sont regroupés, ces « mis sur la touche », pour jouer « leur » jazz, c’est à dire des musiques et des rythmes venus ou inspirés de leurs divers pays d’origine et plus (eh oui, l’Afrique c’est un continent passablement varié, musicalement parlant. Pas juste un vague coin sympa parsemé de baobabs et peuplé de bronzés qui ont le wythme dans la peau et regardent passer — comme les zébus matent les blue trains — le « trio africain » de R/S/T ou Dee Dee back to ze roots (honni soit qui Mali pense !).
Jouer ces musiques en grande formation implique des choix esthétiques qui vont des compos des deux co-directeurs — Brice Wassy (Camerounais de Paris) et Jean-Jacques Elangué (Franco-Camerounais né à Clamart) — à celles de Hugh Masekela (Afrique du Sud), de Roger Kom (Camerounais lui aussi), ou à un air du Ghana. Des choix d’approche aussi, puisque le propos stylistique est clairement jazz : ça joue dru et chaloupé sous les vivats d’un public plus chaleureux et enthousiaste que dans bien d’autres lieux et qui sait autant claquer dans les mains qu’apprécier un solo lyrique ou enflammé, un arrangement à la construction dramatique impeccable…
Pas de clichés ici, ni sur la scène de plain-pied (certains musiciens arborent des tenues colorées, des coiffures fantasques, en toute simplicité bon-enfant) ni dans la salle. C’est qu’on est tout bonnement « entre soi », comme le seraient des Bretons de Montparnasse (à deux pas) ou des Auvergnats de Bercy autrefois. Ca communique, donc, et ça circule fort. Ca sent bon le plaisir de se retrouver dans une atmosphère conviviale où les artistes ne sont pas là pour faire danser (sans que ce soit interdit) mais proposent une musique construite et vivante, pas du "typique" ni du formolé pour Quai Branly.
Et ça ne manque pas d’humour non plus: à la pause, Elangué lance à un public qui sait être à la fois bavard et attentif (si, si c’est possible : demandez à n’importe quel journaliste de jazz acoudé au bar d'un club) « Vous pouvez parler maintenant ! ». Et la musique enregistrée qui meuble l’entracte ? « You & the Night & the Music » par le trio de Kayo : une pianiste japonaise tout à fait honorable dont j’avoue n’avoir jamais entendu parler, puis de l’accordéon, du violon, de la salsa… On est dans un club de jazz, savez-vous ? Tenu par Alain Ouandji qui veut allier musique de qualité et art de vivre, jazz et saveurs des terroirs. Et il y réussit, avec savoir-faire et passion, loin de la Rue des… suivez mon regard !
Depuis septembre ont défilé au Jazz.act l'Organ Trio de Jon Boutellier, Julien Soro, Alain Jean-Marie et Annick Tangorra — revenait hier avec Mario Canonge, samedi, ce soir ce sera au tour d’Orlando Poleo et « Maraca » Valle. Dans trois jour le Big Four de Julien Soro et compagnie investira les lieux et dans trois semaines c’est le trio d’un habitué, Ahmet Gülbay, avec Sophie Alour en invitée qui s’y collera… suivant de près le retour en force du Kelin-Kelin’ Orchestra — « Orchestre Gombo », en pidjin camerounais — qui y séjourne une fois par mois. Et ça s’entend nettement au niveau de la maturité, de la mise en place, de la sonorité d’ensemble bien que ce soir ils ne soient que dix au lieu de douze, avec des remplaçants tels que cet excellent trompettiste cubain qui pige en lieu et place de Nicolas Genest… Du jazz, quoi ! Ouvert, pluriculturel, sans frontières… Pourtant on est bien à Paris, ville qui assume mal son héritage culturel post-colonial. Rue Vavin, plus précisément. Allez y voir : vos oreilles et vos papilles vous en seront reconnaissantes ! Thierry Quénum - JAZZ MAGAZINE


Discography

Still working on that hot first release.

Photos

Bio

New method in the musical landscape: Kelin-Kelin Orchestra!

An innovative big-band that invites to a stroll into unknown lands, hybrid Lands, where talented musicians from different generations, with diverse backgrounds and origins gather around a single value, that of the music.

 Music both soft and glowing, tinged with a dense authenticity, solid rhythmics and traditional African sounds subtly infused and reinvented. A warm invitation for the imagination with the joy of living as watchword: Thats Kelin-Kelin Orchestra!

A matter of humans and music...

For many years, Brice Wassy dubbed King of the 6/8 rhythm - feeds the dream to bring together musicians around a project focusing on traditional African rhythms in a contemporary space. Indeed, with his approach rooted in Africa and his strong unifying temperament expressed for many years in his different projects, Brice Wassy purpose is to build a different bridge between the modernity and the buried heritage.

A new gateway where each one would listen to a different Africa, who knows where she comes from and has not finished being modern!

In October 2011, he called his long time accomplice Jean-Jacques Elangu, to join the adventure. This seasoned blower with jazz as main thread brings brass to the next level and adds it to the sauce!

For several months, they sought for other music madmen to rally to their cause, they chose together the rhythms to explore, the creations to give rise to and new arrangements develop.

Composed of several generations of experienced artists, the big-band represents a special new blow in the Afro-Caribbean musical landscape and even beyond. Its draws its inspiration from the original sources in Africa, Americas and the Caribbean while offering a way out of the museums of the so-called world music.

This gives an explosive cocktail of K-jazz, Bikutsi, Jazz, Assiko, Afrobeat, Makossa, Biguine, Calypso, Funk, Salsa ... All that styles that leave all the necessary space for the arising of an unclassifiable music.

Kelin-Kelin Orchestra is a guaranteed sharing of emotions and a festive spirit that wakens!

Band Members