Kouyaté-Neerman
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Kouyaté-Neerman

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Music

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"Album review"

Rencontre créative et magnifique entre un vibraphone français et un balafon malien.

D'emblée, l'emballage emballe. La pochette, dont le design rappelle la grande période des disques Blue Note, en dit long. Deux bras de couleur différentes frappent et semblent embrasser un balafon et un vibraphone, collés-serrés. Les corps et les visages des instrumentistes ne sont pas représentés, les musiciens jouant de leurs instruments comme à cache-cache. Au vibraphone : le Français David Neerman, dont le vaste territoire musical va du jazz à l'electro en passant par les musiques du monde. Au balafon : le Malien Lansiné Kouyaté, enfant de la balle dont les mailloches ont souvent frappé bien au-delà de la tradition dont il est issu. Titré Kangaba, d'après le nom de l'ancienne capitale mandingue, leur album évoque une conversation pleine d'esprit, de révélations et de digressions, entre deux instruments cousins. D'abord, les notes s'étalent comme des gouttes de pluie sur un sol desséché. Puis c'est l'averse, les marteaux trottent librement sur le métal et le bois, pour un résultat aérien. Il y a enfin des bourrasques, des moments où tout s'emballe, où l'un devient vibrafon et l'autre balaphone. A la fin, un magnifique morceau caché, où l'on entend la voix puissante de la mère de Lansiné Kouyaté et le balafon de son père enregistrés en 1969. Si le morceau reste caché, c'est peut-être parce qu'il n'est pas emblématique de l'album, composé au présent plutôt qu'au passé. Souvent David Neerman fait sonner son instrument comme une guitare électrique. Accompagné d'une rythmique basse-batterie (et parfois de la chanteuse Mamani Keita), le duo évoque parfois le post-rock de Tortoise ou le dub latino de Calexico. Cette musique ignore les frontières et invente la BO d'un film imaginaire qui pourrait s'appeler Il était une fois dans l'Ouest de l'Afrique. - Les Inrockuptibles


"Album review"

Les volubiles syncopes du balaphon et du vibraphone s'entrelacent. Les unes, organiques, terriennes, comme l'instrument mandingue fait de lamelles de bois posées sur des calebasses remplies de toiles d'araignée pour nuancer la résonance. Les autres, minérales, lunaires, comme l'instrument de jazz, composé de lames métalliques entrainées par un moteur à pédale. Lansiné Kouyaté et David Neerman se sont rencontrés en France en 2003. Ils ont longtemps rodé leur duo dans les petits clubs parisiens avant de se lancer dans cette première aventure discographique - en quartet avec le contrebassiste Ira Coleman et le batteur Laurent Robin.
Ceux qui ont été éblouis par les solos de balaphonistes traditionnels si proches du jazz, savent qu'ils était inévitable que ce genre de croisement ait lieu. Les deux compères vont d'ailleurs au-delà d'une simple juxtaposition. Un langage nouveau naît de leur dialogue. Evanescent, flirtant avec l'electro planante. Ce qui n'empêche pas des incursions ouest-africaines quand intervient la chanteuse Mamani Keita. Ne pas manquer le "morceau caché" où l'on entend la puissante voix de la mère griotte de Lansiné Kouyaté. - Télérama


"Les choix de l'Obs"

Mon premier est un virtuose du balafon, l'autre du vibraphone, lointain descendant occidental et métallique de ce xylophone africain boisé. Lansiné Kouyaté, on l'a entendu sur de nombreux enregistrements, notamment sur "Sarala", le fameux disque "africain" de Hank Jones, mais aussi aux côtés d'artistes comme Baaba Maal, Salif Keita ou Omar Sosa. Quant à David Neerman, on a pu l'apprécier en compagnie de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah (dont il est l'arrangeur) et de divers artistes, dont le poète anglo-trinidadien Anthony Joseph. Lansiné et David ont enregistré ensemble "Kangaba" (No Format!/Universal), délectable jeu de timbres, où jazz et musique traditionnelle mandingue se font de beaux cadeaux. - Le Nouvel Observateur


"Album review"

Rencontre imprévisible entre ce Lansiné, vituose du balafon (ancien sideman de Salif Keita, Mory Kante et Baaba Maal) et dernier prodige de la dynastie Kouyaté, et Neerman, le plus inclassable des vibraphonistes de la jaune scène française (complice d'Anthony Joseph, Youn Sun Nah, membre du Collectif Slang). Fondé sur un goût prononcé pour l'improvisation et une ouverture toute naturelle à expérimenter des rencontres transculturelles, cet album est un très bel exemple de la fluidité du dialogue entre musiciens contemporains qui ignorent les frontières (arbitraires) formelles et stylistiques. Sans oublier pour autant les sources fondamentales de leurs histoires musicales. Ainsi Kouyaté invite Ira Coleman, qu'il a rencontré chez Dee Dee Bridgewater, et la chanteuse Mamani Keita, qui insère une prestation vocale précieuse au milieu d'un répertoire original presque exclusivement instrumental. Ce n'est pas du world+jazz, mais une fusion inclassable et fructueuse, et une attitude face à la musique dont les antécédent peuvent se trouver du côté de Codona, mais au couleurs, tempérament et accent mélodique nettement africains. Trésor caché ou source d'inspiration : quelques minutes après la fin, on écoute soudain une plage fantôme jouée par les parents de Lansiné, il y a quelques décennies. Back to Mali. - Jazzman


"Album review"

A la croisée des genres et des cultures, une belle rencontre entre deux artistes authentiques.

Il aura fallu l'insistance et les bonnes ondes d'Agnès Faivre, journaliste, pour réunir ces deux sidemen : Kouyaté (au balafon chez Salif Keita ou Mory Kanté) et Neerman (vibraphoniste lunaire chez les slammeurs Anthony Joseph and The Spasm Band). "Ils avaient les mêmes parcours, une maîtrise du jazz chez l'un et de la tradition mandingue chez l'autre, avec des oreilles bien ouvertes sur le rap et le groove." De numéros de portables perdus en rendez-vous reportés, les lames de fer et de bois ont fini par se croiser. Quelque années plus tard, le label No Format accueille cette création inédite qui plane entre les lignes, avec un Neerman qui s'envole vers des accents rock wah-wah, revient vers un voyage dub, pendant que Kouyaté réarrange des thèmes traditionnels mandingues et des compositions originales. L'esprit de Siramori Diabaté, mère de Kouyaté et griotte disparue, plane sur ce disque stellaire, mais il faut attendre la piste fantôme pour entendre sa voix sur un titre hors format qui conclut cette belle vibration partagée. Un beau périple vers l'au-delà. - Vibrations


"Album review"

Il est logique qu'un label qui s'appelle No Format publie des disques qui résistent au formatage, même si dans le cas de ce duo hors normes, l'occidentale estampille "world music" risque de déteindre sur ce petit chef-d'oeuvre libre de toute entrave stylistique. Quel genre de musique jouent Lansiné Kouyaté, balafoniste, et David Neerman, vibraphoniste ? Le premier est un virtuose de la musique malienne entendu auprès de Joe Zawinul, Omar Sosa et Dee Dee Bridgewater, entre autres. Le second dézone et déroute jazz-mais-pas que-jazz avec la chanteuse Youn Sun Nah, le Collectif Slang et Anthony Joseph. Ils voulaient marier les singulières sonorités de leurs instrument respectifs pour créer quelque chose d'inouï. Mission accomplie. Leur dix instrumentaux ressemblent à des chansons sans paroles, où les notes ont ont la même valeur que les mots. Chaque morceau finit par installer une douce transe, où la mélodie et le rythme finissent par ne faire qu'un. Le contrebassiste Ira Coleman (un sacré client) et le batteur Laurent Robin (un expert sans frontières) apportent eux aussi leur contribution dansante à cette affaire. "Kangaba" est un disque qui, à chaque nouvelle écoute, devient de plus en plus envoûtant. Et s'il fallait chercher un "ancêtre" à cet Objet Sonore Non Identifié, j'irai dans ma discothèque chercher le "Now" de Stark Reality, un OSNI de 1970 reéédité en 2003 par Stone Throw. Pourquoi ? Partez à votre tour à l'aventure, et procurez-vous immédiatement "Kangaba" puis, dans la foulée, "Now" - profitez-en, on trouve encore des disques ! - Muziq


"Album review"

"Kangaba", berceau de l’Empire Mandingue, petite ville nichée au cœur du Mandé, sur les bords du fleuve Niger. "Kangaba", ou l’origine des choses, maison du gardien des secrets ancestraux pour certains, lieu de naissance pour d’autres, comme le fils de la phénoménale griotte Siramori Diabaté : le balafoniste Lansiné Kouyaté, déjà aperçu aux côtés de Salif Keita, Baaba Maal ou Omar Sosa… David Neerman, poète du vibraphone, a aussi marqué les esprits par la précision de sa frappe et la diversité de ses approches (Russie, Mali, jazz, électro). Dans une union parfaite des deux côtés de la Méditerranée, les deux musiciens signent ici une création originale, sans compromis ni format pré-établi. Une rencontre hautement percussive au mysticisme troublant, qui, à aucun moment, ne semble préférer un pays d’attache. Les morceaux sont certes basés sur des traditionnels mandingues mais leur traitement est suffisamment complexe pour en faire de véritables créations, à mille lieues de fusions world stéréotypées. Façonnant un univers juste assez planant, où la clarté métallique du vibraphone complète parfaitement la tonalité organique du balafon, les deux musiciens n’ont manifestement pas peiné à trouver un terrain d’entente. Mieux : ces nouveaux territoires donnent de bien beaux fruits, tel le magnifique Touma, sur lequel Mamani Keita, étincelante invitée de marque, pose sa voix hors normes. Moriba Koïta surveillait déjà le talent de Lansiné, alors âgé d’une douzaine d’années, au sein de l’Ensemble Instrumental du Mali. La présence, sur cet album, du maître du n’goni est donc un appréciable clin d’œil, tandis que le contrebassiste Ira Coleman et le batteur Laurent Robin fournissent, à l’épanouissement de cette jolie plante discographique, le terreau nécessaire. Au fil d’une production soignée, l’on regrette cependant une basse un peu trop distordue qui s’oppose de manière parfois radicale à la clarté du vibraphone. Les secrets de l’épopée du Mandingue sont réservés aux initiés. Qu’à cela ne tienne, Lansiné et David écrivent leur propre histoire. - Mondomix


Discography

this is our first album !!
but Lansine Kouyate has played on many albums like:
Cheik Tidiane Seck and Hank Jones
Salif Keita, Baaba Maal, Mory Kante, Dee Dee Bridgewater
David Neerman has played and recorded with Youn Sun Nah, LIPS*, Anthony Joseph

Photos

Bio

Lansine Kouyate started studying balafon at the age of four. By the age of thirteen he was already a member of the prestigious National Orchestra of Mali. From then on he played with many of the greatest West African singers such as Salif Keita, Baaba Maal, Mory Kante etc…His immense talent and curiosity also led him to collaborate with the likes of Joe Zawinul, Carlos Santana, Omar Sosa or the Ballet Bejart. Amongst his many recordings is the beautiful « Sarala » with Hank Jones and Cheik Tidiane Seck. David Neerman studied classical percussion in Geneva before moving on to playing jazz and improvised music on the vibraphone. For many years he played an active part in the underground Paris jazz scene, also working as a session musician. He gained recognition as a major vibraphone player touring with Korean diva Youn Sun Nah. He also composes music for the Paris based theater company Phrenesis. When they met in 2003, their mutual understanding was such it seemed they had always been playing together. They started off improvising for hours on end, before gradually building up a repertoire of Mandingo traditionals and original compositions, inspired by both their personal culture and experiences and their common passion for afro-beat, salsa or French popular music from the 1930’s. After many concerts with such African greats as Moriba Koita (n’goni), Yakhouba Cissokho (kora) Yeye Kante (djembe) and Guy N’sangue (bass) to name only a few, they finally settled for a more intimate combo with Ira Coleman on double bass and Laurent Robin on drums.
First album to released Aug 08 by No Format / Universal Jazz / Watch our videos:
http://www.noformat.net/fichiers_ftp/EPK_Kouyate&Neerman_Stream.mov
http://www.noformat.net/fichiers_ftp/Kouyate_Neerman_le_destin.mov