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Music

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Féloche est un énergumène qui se déplace sur le tranchant de la musique à la recherche de sons expérimentaux toujours savoureux et riches. Ce professionnels de la mandoline aime inviter tous les instruments dans ses morceaux que ce soit l’accordéon dans le morceau d’ouverture "La vie Cajun" ou encore le violon dans "Eh toi ! " et tant d’autres encore. Son Ep 4 titres, Darwin avait raison, est actuellement disponible.

Chaque morceau est bien particulier et montre à quel point Féloche est capable de parcourir les genres musicaux.
L’Ep regorge d’influences très hétéroclites. "La vie Cajun" possède une touche de musette sur fond d’une mandoline qui n’est non sans rappeler que Féloche aime aussi les sons originaux. Le chanteur du bayou ne connaît pas de complexes : le beat très prononcé de "Darwin avait raison" mêlé à des sons électro montre que tout est bon pour faire de la musique. A l’écoute de "Eh toi !" on croirait entendre un morceau de Louise Attaque quant à la musique qui accompagne la voix de Dr. John sur "Dr. John - Gris John" c’est du Tom Waits revisité.

Des influences assumées qui font de l’artiste un véritable touche à tout qui transforme tout ce qu’il touche en or dans des textes poignants et percutants. Si Darwin avait raison, Féloche restera dans nos mémoires. Véritable condensé de talent, en équilibre entre le rock-steady, l’électro et la chanson française, Darwin avait raison est à découvrir d’urgence. - David Cahen


Discography

Single "La vie cajun" - EP "Darwin avait raison" - septembre 2009 - LP "La vie cajun" - Janvier 2010
The tracks are on Deezer, Music Me, myspace, facebook...

Photos

Bio

Fêlé Féloche ? Pas tout à fait. Quoique ses chansons douces-amères laissent percer entre les lignes un regard décadré des visions académiques, à l’image de son parcours hors du commun. Du punk ukrainien à l’electro cajun, le petit Parisien a fait un sacré bout de chemin. Jugez plutôt. Début 1980, il apprend la trompette, au conservatoire et puis à l’harmonie municipale. Fin de la même décennie, années lycée, il enfourche la guitare, tendance groupe de rock. Il se prénomme Félix, se surnomme déjà Féloche, fan de Prince, de sa « Parade » qui le convie dans le monde magique de la musique. L’adolescent ne va plus tarder à devenir lui aussi un touche-à-tout qui bricole des bandes-son originales. Justement, le bac ciné en poche, il se retrouve bombardé ingénieur du son en Arménie, en pleine guerre. A partir de là, il intègre de 1993 1995 Vopli Vidopliyassova, un combo punk qui cartonne en Ukraine. Du coup, il passe de café concerts devant dix personnes à des stades, en première partie de Slade et Samantha Fox ! « J’ai appris à faire le vélo. » Entendez la scène, le métier. « Et là-bas, il faut vraiment y aller. » Chaud show. Un temps, il rentre à Paris où il prend des cours avec le guitariste Tal Farlow, et puis s’achète une mandoline. C’était « pas cher » chez Paul Beuscher. « J’y suis allé à l’instinct. » Comme un antidote aux leçons du jazz. Comme une envie de retrouver l’énergie de la scène pour celui qui compose alors en studio. A la mandoline, il creuse son sillon, une idée : dédoubler le ternaire dans le binaire. « Faire tourner les deux trucs, c’était et ça reste mon obsession. » Du rythme saccadé et du blues dépouillé. Celui d’avant l’électricité, Son House et Hank Williams, après avoir aimé Taj Mahal et John Mayall. C’est ainsi qu’il rebranche sur la musique cajun, « ce qu’écoutaient mes grands-parents. Chez eux, c’était Ocora ! » Mieux : en abordant le répertoire du cœur de la Louisiane, le dévoué accompagnateur se découvre chanteur. « Ça devenait possible. » Inutile d’avoir une technique éprouvée et éprouvante. « Juste à l’énergie… Et puis mon timbre de voix collait aux harmonies que je faisais. »

Fabuleux, frappadingue, Féloche fomente donc depuis dix ans un bastringue rétro-futuriste, entre veillées bien agitées et lendemains qui swinguent autrement. Comme une espèce d’hybride épanoui sur l’asphalte jungle de cette fin du millénaire. « J’ai enregistré des kilomètres de sons avec cette obsession du ternaire et du modal. » De cette irruption créative, il reste encore quelques pépites : « La vie cajun », un riff basique sur lequel il a juste jeté un nouveau texte depuis. La vie cajun, un thème emblématique d’une certaine idée du son. « Comme tu peux. Direct et instinctif. » Comme sur scène, où Féloche prend des atours plus rockabilly mâtiné du funk electro. Prince, il y revient avec les années 2000 à sa façon, construisant un univers « fait maison », des petites chansons avec accordéon, violon et mélodéon, avec boîte à rythmes, harmonies alambiquées et mélodies finement taillées. C’est ainsi que le multi-instrumentiste « remonte sur son vélo » pour arpenter les scènes parisiennes, format minimal et compact. Il est temps de coucher cette alchimie sur disque. Il autoproduit un premier EP en 2007, cinq titres qui frappent en pleine tête Solal, lui-même trempé des pieds à la tête dans le Moonshine. Entre Féloche et le producteur de Ya Basta, il y a vite le désir de réaliser un disque, il y aura bientôt « des allers et retours, des conseils et du respect ».

Féerique Féloche ? Un tantinet à écouter en boucles ces ritournelles qui fleurent bon la cuisine cajun, une mandoline fétiche et un accordéon dézingué qu’il filtre à celui de la musique électronique. Tel est l’univers de ces treize titres qui traduisent à sa manière toute singulière son goût pour le bayou louisianais : celui de Féloche a des parfums de périphérique, « le marécage de la banlieue » comme il dit. Au programme une contrebasse au son épicé et des cordes emberlificotées, des morceaux autobiographiques et des textes plus fantasmagoriques, une chanson à la coule et un gimmick bien énervé, une valse techno sur fond de réverb’ et un délire psycho-slavo-déglingo-punk en souvenir de ses années VV… « Mais pas de guitare ! » Féloche convie à son gumbo des potes musiciens de toutes les époques : sa bande de Parisiens, mais aussi le New-Yorkais Sxip Shirey, « un clown performer et un sacré human beat box », qui joue de l’harmonica passé dans un octaveur, mais encore l’Ukrainien Alexander Sasha Pipa, alias Shurik, bassiste à la personnalité digne de « Spinal Tap ». Last but not least, Dr John lui répond au piano et de la voix sur « un texte provoc, comme un appel où je parle de son maraboutage et lui évoque les dieux vaudous et divinités créoles. » Féloche est parti l’enregistrer outre-Atlantique chez le sorcier de La Nouvelle-Orléans. « La Louisiane, je n’y étais jamais. C’était juste un fantasme. Ce qui me plaît, c’est la racine poétique. Comme