miles oliver
Gig Seeker Pro

miles oliver

Paris, Île-de-France, France | Established. Jan 01, 2012 | INDIE | AFM

Paris, Île-de-France, France | INDIE | AFM
Established on Jan, 2012
Solo Folk Indie

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Music

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"Curtains are drawn, but crystalline"

One day I was scratching with my fingers, I remember the sunlight and the beige and grey background. I remember this pastel scratching into something, trying to dig it out. I remember sniffing the fresh dug ground, like a cool breeze coming from within; such a lovely smell. I covered it all up with my body, sucked it in. I made myself as small as I could and cozied up inside. As I listened more to Miles Oliver’s breath the ground grew around me, I sunk into this fresh, roots – scented air and let it cover up my skin like a fluid pellicle. I began outstretching until I replaced everything surrounding me. I didn’t become one with the world, the world was I.
As I am reminiscing I cannot help thinking about a green river flowing over an out of tune piano, revolving around midnight, on the rhythm of Thelonious Monk. As 春木 村上 depicts it, all that is unclean inside is just washed away by this “straightforward beauty of the music overlapped with the fresh, oxygen – rich air and the cool, clear water of the stream, all of them acting in concert.” But this comparison merely matches my perception, but not at all the music itself.
To try to contextualize, the way I see it, anything ideal has to be asymmetric, chaotic, imperfect, random, variable, bipolar. Beauty implies out of place, misshapen details; an undertone of pain, darkness and discomfort. Not falling into the overused and recycled idea that art has to be disturbing in order to be art, the everyday life has to be disturbing in order to be life and so it is, regardless of our acceptance. I believe this is what made me feel like I belonged in the music of Miles Oliver – this homogeneity of feelings a priori contradictory, but instead blending one into the other.
Miles Oliver is a one-man band and to my delight, seeing him live is rather mesmerizing, as a whole forest recreates itself in his shadow while he plays, with nothing seeming out of the ordinary. His album “Breathe” is split into nine overlapping panels, each with a poem sang in an old voice often cut by disturbing high-pitched moans, in dissonance with the cursive guitar. It starts with the Curtains drawn behind you as you enter and you remain still as gradually darkness, convenience, acceptance, silence, melancholy, courage, understanding, anger, despise and acceptance and melancholy again twirl around you into a continuous breath. - Iinuk Bluemoss


"MILES OLIVER - Breathe"

J'espère que si tu viens t'égarer sur ce blog, c'est que tu partages avec moi la passion pour la musique faite avec les tripes, celle dont tu ressens la sincérité à chaque instant. Que ça soit violent ou calme, c'est LE critère qui me fait adhérer pleinement à un disque. Mais, même parmi tous ces artistes, il est assez rare d'entendre certains plus burnés que d'autres et qui n'hésitent pas à déballer leurs tripes sur un disque avec une simple guitare/voix. Miles Oliver fait partie de ses artistes.

L'ancien guitariste de feu Le Dead Projet semble utiliser la recette de la bonne mélodie accrocheuse avec une voix de crooner. Mais il fait tout cela sans aucune fioriture et fait ressortir une émotion vive dans la voix sans pour autant suivre les préceptes de Céline Dion. Voilà, la démarche est sincère. Ce ne sont pas les meilleurs morceaux au monde, mais c'est tellement puissant et sincère que ça bat tout le reste.

"Breathe" est le premier LP de Miles Oliver et je trouve ça bien meilleur que sa démo sortie en 2013. J'aimais beaucoup ce disque mais c'était redondant. Justement, la principale qualité de l'album est de proposer 9 titres différents apportant chacun son lot d'émotion. Il y a celle qui fout le cafard, "Born With Fear"; celle qui te rend mélancolique, "Portland" ; celle qui te rend le sourire, "The Rat"; celle qui détuit, "On The Blink".

Avec un vilain jeu de mot assumé, Miles Oliver fait de la musique comme il respire. A priori, il respire vachement bien. - Cyril


"Miles Oliver : le dead folkeux qui conte tes peines à la bien."

L'une des activités préférées des musiciens tapant dans le hardcore, c'est de lancer des side-projects folk. Et très souvent, ça vaut le coup : Alcoa, Throw Me Off The Bridge, This Is Me, Said Goner... Et tant d'autres. Parmi eux, il y a un dude que je connais depuis plus d'un an et que je croise de plus en plus souvent aux concerts parisiens. En vrai, on l'appelle tous Flo. Il jouait à la base dans le groupe Le Dead Projet, qui fût jusqu'à son split l'an dernier l'un des tout meilleurs groupes de la très vaste étiquette post-hardcore, sur la capitale. Après tant d'années passées à bouffer de la route, à jouer dans des squats et des cafés-bar dans la frénésie et l'euphorie d'un public encore vivant dans ce milieu, à déverser des kilotonnes de colères et de dissonances, quand ses collègues sont encore partis sillonner la route et balancer des séismes soniques (le frontman Ben a fondé No Place Like Road juste après la séparation du Dead Projet, et même pendant si tu veux tout savoir), il a choisi de se poser, tout en continuant de jouer de la musique, chose qu'il n'arrêtera probablement d'en jouer... Et même si c'était le cas, il ferait encore jouer des groupes via l'asso avec laquelle il bosse, Old Town Bicyclette. Flo, c'est donc maintenant Miles Oliver. Et sur Facebook, c'est encore quelqu'un d'autre... Je vous rassure, il n'y a aucun cas de schizophrénie ni chez le bonhomme ni dans ses textes.

Désormais seul avec sa guitare, mais toujours accompagné de son pedalboard et de ses t-shirts de groupes obscurs, il vient de sortir son premier album, Breathe. Pour l'avoir déjà vu deux fois en live, je savais que sa musique avait l'air très personnelle, chantée d'une voix sensible, forte mais teintée d'une fragilité qui touche au cœur. Ces caractéristiques, on les retrouve aujourd'hui à ma grande joie sur ces 9 titres, tantôt dépouillés et à fleur de peau, tantôt riches en instrumentations. C'est peut-être parce que je suis obsédé par ce que j'écoute en temps normal ou que ma culture en musique folk est nulle, mais j'ai l'impression que sa musique sonne comme une version acoustique d'un groupe de skramz : les mêmes sonorités, les mêmes rythmes de guitares, mais avec bien plus de douceur et de tranquillité. Breathe s'ouvre avec "Curtains", qui commence avec le son d'une horloge qui tourne. Là ou pourtant, le temps semble s'arrêter lors de ses complaintes aussi tendres qu'éthérées. T'as un cœur à peu près équivalent à celui de Anders Breivik si il ne ressent rien sur "The Sandman", ou sa voix se fait parfois très caverneuse, laissant s'échapper quelques mots qui font écho à cette horloge qui ouvre l'opus.

"A ghost, a boy, a 3 wheels toy to fix, to play, the time to say. The sandman is driving away.
He's just so busy to stay, please wait for a ride, he just stopped for his bride."

Je m'attendais à un truc uniquement guitare-voix, mais il y a de temps en temps la batterie de Boris qui vient soutenir le rythme. Bonjour Boris ! Il y a également l'ovni du disque, "Portland", essentiellement jouée par un synthé comme t'en entendais à outrance dans la musique des 70's. Au début, j'ai trouvé ça étrange. Mais à la deuxième écoute, tu comprends le certain psychédélisme de la chose, toujours en raccord avec la délicatesse et l'introspection qui découle de l'univers musical de Flo. Et ça t'emporte sans que tu comprenne vraiment pourquoi... Puis, il y a le mini-tube de l'artiste, qu'il jouait sur son EP sorti précédemment (et que j'ai à la maison, joie !), que l'on retrouve sur l'album : "The Rat". C'est le morceau que tu verras toujours repris en sing along par une dizaine de gens à chacun de ses concerts... Et peut-être plus un jour, qui sait ?

"The reaper is in town, the stones are raining down,
Silence seems so cold, Your smile gets too old."

Ce monsieur cherche un label pour sortir son disque en CD ou en vinyle. Alors si Breathe vous a ému et que vous voulez participer à son histoire, n'hésitez pas à le contacter sur sa page Facebook. Je vous en remercierais, histoire de pouvoir écouter ces morceaux sur un format physique, ça mérite plus que de rester au format MP3, c'est bien plus vivant que ça. Si tu habites à Paris et que tu vois qu'il se produit en concert (auquel cas pour crâner un peu et jouer le mec trop au courant de l'underground musical parigot tu pourras dire à tes potes "Eh mec, The reaper is in town ce soir, tu viens ?"), ne le loupes pas, tu verras que c'est un mec gentil et abordable. - Guillaume


Discography

2013: s/t - 6 songs
2015: "Breathe" - 9 songs
2016: "I Miss Boredom" - 10 songs

Photos

Bio

MILES is a parisian songwriter, swinging electric & acoustic guitar, piano and
loops. After many years in the punk hardcore scene, MILES OLIVER reveals
himself with dark family stories and lonely melodies. An alchemy between lo-fi
rock, dark folk, noise that makes you think about Nick Drake, Sonic Youth and
Youth Lagoon. After his first demo, follows more than 80 shows in France,
Belgium, Germany, Spain, Switzerland and Poland.
He shared stage with Shannnon Wright, Francois Virot, Jonah Matranga and
House Of Wolves..His first LP “Breathe” is out november 2014

Band Members