Mordekai the Falcon
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Mordekai the Falcon

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Mordekai the Falcon
Du folk de haute volée Ariane Aubin

C’est un lieu commun de le dire, mais le karma musical montréalais n’a jamais été aussi favorable que durant les dernières années. L’effervescence artistique de la métropole ravit les critiques de la scène indie. Pourtant, ce climat de compétition féroce permet à peu de groupes d’atteindre le niveau de notoriété d’Arcade Fire et autres Wolf Parade.

Les membres de Mordekai the Falcon, formation folk-indie montréalaise, en sont conscients et s’en accommodent bien. «Le succès à la Arcade Fire est une arme à deux tranchants, explique le chanteur et cofondateur du groupe, Michel Dupuy. Ils ont connu une montée très rapide, mais maintenant, les gens évitent à tout prix de dire qu’ils les ont un jour appréciés.»

Une trajectoire plus modeste ne serait donc pas synonyme d’échec pour les membres de Mordekai the Falcon, qui lanceront sous peu leur premier album en autoproduction, The Day I Choked. «Notre but à la base, c’est juste de faire de la musique. Ce n’est pas indispensable pour nous d’avoir un label, précise le chanteur. Je voulais surtout continuer de collaborer avec Hugo.»

Le duo a déjà 14 ans de collaboration musicale à son actif. Hugo Iannuzzi a rencontré Michel Dupuy au Collège de Bois-de-Boulogne. Les deux musiciens se sont découvert des atomes crochus et ont fondé leur premier groupe, The Suspiscious Looking Waiters. Ni serveurs ni trop suspects, les Suspicious sont devenus Mordekai the Falcon il y a de cela quatre ans, en hommage au faucon domestiqué du jeune Richie dans le film de Wes Anderson, The Royal Tenenbaums.
Leurs premiers enregistrements se sont faits à la bonne franquette, chez Hugo Iannuzzi. «Dans mon salon, pour être précis.» La méthode de composition, elle, n’a pas changé depuis. Les textes sont rédigés en anglais par Michel Dupuy, qui a grandi dans l’ouest de l’île de Montréal, baignant dans la musique anglophone. «Le français n’aurait juste pas sonné naturel pour moi», explique-t-il. Ses lignes mélodiques sont ensuite retravaillées avec son guitariste, qui s’occupe aussi des arrangements.

La poésie douce-amère de Michel est bien servie par le son du groupe, inspiré entre autres par celui de Modest Mouse et de Iron &Wine. «The Day I Choked comme titre d’album, ça peut sembler glauque, admet le leader du groupe. Mais ça fait référence au jour où l’on décide de ne pas se rendre à la job, pour vivre sa vie. Ce n’est pas aussi négatif que ça peut en avoir l’air.»
Un «vieux nouveau groupe»
Dans les premières années, formation restreinte oblige, le son Mordekai demeurait assez minimaliste: une guitare, une voix. «C’est à ce stade-là que je les ai découverts, explique le bassiste du groupe, David Gaudreau. On sentait qu’il restait du chemin à faire, mais le son était déjà intéressant.»
Quelques années plus tard, au détour d’un bar, le bassiste à la tuque éternelle a retrouvé ses comparses et s’est joint à la formation, dont il a également pris en charge l’aspect promotionnel.

Se sont ensuite ajoutés Catherine Sauvé, claviériste de formation classique et collègue de longue date de Michel Dupuy, et Luc Catellier, batteur qui collabore entre autres avec Stéréophonics et Plywood ¾. Le quintette travaille actuellement à apprivoiser sa nouvelle dynamique et à intégrer le son des nouveaux collaborateurs au duo d’origine, le batteur s’étant joint à eux il y a seulement quelques semaines.

En route pour la gloire
Les astres semblent s’aligner pour les membres de Mordekai the Falcon, même s’il leur reste du chemin à parcourir. La réponse aux extraits disponibles sur leur site MySpace est déjà des plus positives. «On attend encore d’avoir une offre sérieuse pour signer avec un label, mais avec les shows au courant des prochaines semaines, ça devrait se concrétiser», explique David Gaudreau.

Autre signe des temps, le site de promotion gratuite BAOM a offert au groupe une page entière où les amateurs de musique peuvent télécharger leurs échantillons, gratuitement et légalement. Avec MySpace, BAOM et le festival Le phoque de Montréal qui a demandé au groupe de permettre l’utilisation d’une de ses chansons pour sa prochaine compilation, l’année 2008 s’annonce bien remplie pour le quintette.

En attendant la gloire, Mordekai the Falcon rode sa dynamique de groupe dans les petites salles du Québec, de Montréal à Joliette en passant par Sherbrooke. Une belle occasion pour le public d’assister en direct à l’évolution d’un groupe qui n’a pas fini de faire jaser.
- Montreal Campus


Discography

2008 : “The Day I Choked” -15 titles-

** 7 songs + 1 bonus acoustic version of the song "Ghost" are legaly downloadable through this link for free : http://mordekaithefalcon.baom.net

Photos

Bio

Coming from a creative process that’s both inspired and reflected upon, “The Day I Choked” celebrates the first effort of the Montreal-based band Mordekai The Falcon. The result opposes both warm and comforting sounds to a wide range of disturbing and challenging moods. Channelled into a unified patchwork of personal and eclectic backgrounds, the music of the band was inspired by the sincerity of such recordings as those of Modest Mouse, Iron & Wine and Sigur Ros. Therefore, “The Day I Choked” invites the listener through a journey into an intimate universe where folk meets the energy of indie rock, all the while bathing in a sparse, but yet touching, electronic soundscape.

« The Day I Choked » was shaped by long time collaborators and music accomplices Michel Dupuy (vocals, acoustic guitar, songwriting and lyrics) and Hugo Iannuzzi (guitars, songwriting, sound engineering, producing, mixing) who were also part of the band The Suspicious Looking Waiters in the 1990’s. Underlining the irony and the paradox of the era we live in, the melody induced songs of Mordekai The Falcon shed some light on the fear and the inability of one to face the everyday tasks of our so-called modern world.

To support the two main songwriters for the live performances of Mordekai The Falcon, the band also includes professional music scholars: David Gaudreau on bass, Catherine Sauvé on piano and Luc Catellier on drums. Finally, we shall not forget the input of Philippe Massabki (Cowboy Junkies, Plume) at the helm for the mastering and of the lovely Martine Groulx (Camaromance & SOPREF) who gracefully lent her voice on some of the tracks of the album.

Recent gigs featured bands as The Camaromance & The Darling DeMaes.