Paulo Flores
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Paulo Flores

Luanda, Luanda, Angola | Established. Jan 01, 1988 | SELF

Luanda, Luanda, Angola | SELF
Established on Jan, 1988
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"Paulo Flores no CCB: "É o semba, senhores""

O objectivo de Paulo Flores, consciente e claro, foi atingido: o que se ouviu no CCB, sob o título (ainda provisório, pode mudar quando chegar a disco) de "Raiz da Alma" foi uma série e honesta demonstração do melhor som do semba angolano, sem efeitos "plásticos" a atrapalhar. Não teve todos os instrumentos que gostaria (tambores angolanos tiveram que ser substituídos por congas, por questões logísticas), mas ainda assim os onze músicos que o acompanharam o palco deram o seu melhor para que a tal sonoridade antiga, cheia e quente ali se sentisse. Com Paulo Flores (voz) estiveram Tedy Nsingui (guitarra eléctrica), Pirica Duya, Tony Sá (violões), Mias Galheta (baixo acústico), Nanutu (sax soprano), Jorge Mulumba (hungu, puita e voz), Graça (bateria), Javier Carrilho, João Ferreira (percussões), Zizi Vasconcelos, Rita Damásio (coros).
O espectáculo começou com três temas do próprio Paulo Flores, dois do seu mais recente trabalho (o triplo "Ex-Combatentes"), "Caboledo" e "Sembinha" e, no meio, o sempre muito aplaudido "Está a chegar a hora". Depois vieram as prometidas homenagens aos grandes criadores da canção angolana: "O pregão da vó Ximinha", de Viriato da Cruz e Ruy Mingas, "Maria provocação", de Ana Maria Mascarenhas (que estava na sala) ou "Amanhã", numa justa recordação do Duo Ouro Negro. No meio de "Manuelê" e "Manico", Paulo Flores voltou ao seu reportório recente para cantar "Maravilhoso 1972" (parceria com Albano Cardoso), numa excelente versão que na cadência o aproximou mais de "Ouro de tolo", do brasileiro Raul Seixas.
Depois, o protagonismo foi entregue a Nanutu, que fez vibrar a sala com o som do seu sax soprano e com a energia dos seus passos de dança. Ainda no domínio instrumental, destaque para o "diálogo" seguinte, entre o fraseado do notável guitarrista Tedy Nsingui (nome histórico na música angolana, que já partilhara o palco com B.B. King, Matadidi e Francó, do Zaire) e o baixo de Mias Galheta. Antes, Paulo Flores já explicara que alguns instrumentos angolanos tinham correspondência noutros lugares. Por exemplo, o hungu e a puíta correspondem, respectivamente, ao berimbau e à cuíca no Brasil.
"Poema do semba", sempre uma festa, antecedeu a entrada em palco de Tito Paris, para repetir o seu célebre dueto com Paulo Flores em "Clarice", que já viu muitos palcos, de Lisboa a Luanda, passando pela Cidade da Praia. Por fim, uma composição inédita, "Me leva", onde Paulo Flores põe todas as contradições do seu amor por Angola.
Para o "encore", Paulo Flores escolheu o mordaz "Makalakato", que não deixa de ser actual. "Para contentar a maralha mandou vir mais vinho e música do estrangeiro/ comprou mais uma casa em Cascais/ meu Sambizanga Rangel/ continuam musseque" ou "Caté o filho do muadié/ é um barriga cheia/ anda num bruto carrão mas o filho do pépé/ não tem um pão p'ra levar a escola". Isto enquanto, diz o refrão, "O bom povo vive a correr.../ o sofrimento de todos os dias". Mas felizmente canta, e com que voz! - Público - ipsilon


"LES INROCKUPTIBLES (30/05/12)"

LES INROCKUPTIBLES (30/05/12) Sa voix est bouleversante mais l’Angolais est aussi une machine à danser. Star en
Angola, Paulo Flores est l’un des inventeurs du kizomba. Plus qu’un chanteur, il est une voix pour tous les humiliés de ce
pays. Sa musique, joli chaloupement entre Afrique, Brésil, Cap-Vert et Portugal. - LES INROCKUPTIBLES


"Paulo Flores, Florilège"

CRITIQUESemba. Le chanteur angolais défend samedi à Paris une compilation de son coffret inédit, sorti en 2010.
A40 ans, dont vingt-trois de carrière, l’Angolais Paulo Flores n’a rien d’un ancien combattant. Si son album s’intitule Excombatentes, c’est qu’à Luanda on appelle ainsi le quartier où il habite : les rues portent les noms des héros de la guerre d’indépendance. Le disque (résumé d’un coffret paru en 2010 en Angola) offre une photographie exacte d’un spécimen rare dans l’univers des musiques africaines : un chanteur à textes qui fait danser les foules. Ce fut le cas le 4 avril, à Luanda, «un concert organisé pour les 10 ans du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre civile, explique-t-il. Il y aura des élections le 31 août et le gouvernement veut donner l’image d’un pays pacifié».
«Privations». Le conflit de trente ans qui a suivi l’indépendance a traversé la vie de Paulo comme celle de tous ses compatriotes. Son enfance se partage entre Lisbonne et Luanda, où il rejoint son père pour les vacances. «Il était discotequeiro», raconte le chanteur, une sorte de DJ qui animait avec ses platines et ses vinyles les fêtes privées. Au programme, les stars angolaises, brésiliennes ou afro-américaines. «Au début des années 80, le couvre-feu était en vigueur à minuit, poursuit Paulo Flores. Lors des fêtes, on s’enfermait et on dansait jusqu’à l’aube. Mais les coupures de courant étaient fréquentes, on se retrouvait sans électricité dès minuit et quart… Il fallait donc passer cinq heures dans le noir à parler de tout et de rien. Les Angolais qui ont vécu cette époque la regrettent, malgré les privations et l’incertitude qu’elle comportait : on parlait entre voisins, on se connaissait.»

A 17 ans, Paulo Flores devient une vedette du jour au lendemain. «Le zouk était à la mode et nous avons commencé à imiter Kassav et ses programmations. Mais le résultat était très médiocre, du bricolage, nous n’avions pas le matériel qu’il fallait.» Le kizomba, zouk angolais, provoque pourtant un raz-de-marée, comme le fera plus tard le rap local, le kuduro. Après deux albums, Paulo Flores change de cap et passe au semba, style traditionnel où beaucoup voient l’ancêtre de la samba brésilienne.

La nouvelle direction que donne Paulo Flores à sa carrière suscite l’indifférence : «Même les vieux musiciens de semba me conseillaient de renoncer», s’amuse-t-il aujourd’hui. Lui persévère, décrit la réalité sociale, le quotidien des muxeques (quartiers pauvres). Il introduit également dans ses chansons le parler de la rue, un portugais mêlé de vocabulaire kimbundu, «une langue dont on avait honte : ma grand-mère, par exemple, ne me l’a jamais apprise».

Mais il n’y a pas que le semba dans le répertoire de Flores. Un titre commeHoji na Henda dispense un étrange parfum oriental. «Je me suis inspiré de mes voyages au Tchad ou au Cameroun, confirme l’auteur, et aussi d’Ali Farka Touré, que j’ai connu à Lisbonne.Hoji na Henda était un capitaine du MPLA [le parti marxiste au pouvoir depuis l’indépendance, ndlr] qui a donné son nom à un muxequede Luanda. Il est mort au combat, mais l’histoire officielle omet de dire qu’il a été tué par les siens…»

Energie. Toujours prêt à relever les non-dits et les contradictions de son pays, Paulo Flores porte un regard nuancé sur la situation actuelle. «Il est vrai que le niveau de vie s’améliore, une partie de la population devient propriétaire, peut s’acheter une voiture. Exemple rare dans le monde, les ventes de disques progressent. Mais la culture et l’éducation restent à des niveaux très bas, il n’existe pas d’écoles de théâtre, de musique.» Petite lueur d’espoir tout de même : l’énergie qui se dégage du kuduro, un univers pourtant souvent décrié pour sa vulgarité. «En Angola, aujourd’hui, les seuls chanteurs à délivrer un message sont les rappeurs et les kuduristas.» - Libération


"Paulo Flores chante la misère et la splendeur de l'Angola"

Artiste majeur de la musique angolaise, Paulo Flores se produira au Théâtre de la Ville de Paris samedi 2 juin et au festival Rio Loco de Toulouse le 16 juin pour présenter son album Excombatentes. Sorti en 2009, il rassemble quinze morceaux, une trilogie enregistrée entre l'Angola, le Brésil et le Portugal.
Le titre Excombatentes vient du quartier de Luanda, la capitale de l'Angola, où les rues portent les noms de commandants qui luttèrent pour l'indépendance. L'histoire de son pays est au cœur de ce récital, hommage aux survivants de la guerre civile qui a débuté en 1975, juste après l'émancipation du joug colonial du Portugal.

Parti à l'âge de treize ans pour vivre à Lisbonne avec sa "mère et toutes les femmes de la famille", Paulo Flores revient dans son pays natal en 2001, alors que le pays s'apprête à restaurer la paix. Les visites saisonnières effectuées chez son père resté au pays ne lui suffisent plus. "J'ai voulu retrouver mes racines et revenir au semba", raconte le musicien qui s'est approprié ce genre musical angolais en y insufflant des accents brésiliens et capverdiens.

SENTIR LE PAYS

En Angola, la musique a d'abord été purement africaine avant de prendre un virage à 180 degrés vers l'Occident. "Nous cherchons aujourd'hui nos marques pour construire le futur", explique l'artiste pour qui la lusophonie est comme un cocon où un nouveau genre peut s'éclore. Il a en effet collaboré pour cet album avec des musiciens de son pays, orchestrant un mélange de rythmes et de mélodies issues du semba angolais, de la morna capverdienne, de la samba brésilienne et du fado portugais.

Paulo Flores, 40 ans, est un voyageur du monde. Il lui fallait sentir le pays "dans sa peau, dans sa plume", confesse l'homme doux et résistant qui écrit en portugais et en kimbundu, la langue nationale la plus parlée en Angola. Ses textes poétiques et engagés alternent entre images de fête et cris d'indignation contre la misère et la violence de son pays. A l'instar de ses tempos, qui vont des rythmes et mélodies dansantes, en passant par des tonalités plaintives. Depuis 2007, Paulo Flores est ambassadeur de bonne volonté pour l'ONU. Un rôle politique allant de pair avec sa création artistique qui nourrit un sillon de résistance.

Au Théâtre de la ville de Paris, le 2 juin à 17h. Prix : de 14 à 20 euros.
Au festival Rio Loco de Toulouse le 16 juin à 20h sur la scène Pont Neuf.
Prix : pass à la journée 5 euros. Pass 5 jours 20 euros Paulo Flores, Excombatentes (Rue Stendhal/ Terra eventos)

Sabrina Bouarour - Le Monde


Discography

Kapuete Kamundanda -1988

Sassassa - 1990

Thunda Mu NJilla - 1992

Brincadeira tem Hora - 1993

Inocenti - 1995

Canta meu Semba -1996

Perto do Fim - 1998

Recompasso -1999

X Povo -2003

The Best -2003

Ao Vivo - 2005

ExCombatentes trilogia 2009

ExCombatentes Redux - 2012

O Pais Que Nasceu Meu Pai - 2013

Photos

Feeling a bit camera shy

Bio

As a songwriter Paulo has become the first reference of Angolan music of his generation since the end of 90's. Across his 25 years of career he writtes his repertoire in Portuguese though some in Kimbundu, a native angolan language.
His Angolan style of music is known as Semba. His warm, vibrant and deep voice is inspired by the urban tradition of Luanda music that comes from the backyards of the neighbourhoods and townships of this african city.
He has been developed an important role on helping and sponsoring the development of local talent and young musicians. He is also an UN Embassador of Goodwill in Angola.

Musicians

Marito Furtado - Drums

Joo Ferreira - Percussion

Mias Galhetas Acoustic Bass

Teddy Nsingui Electric Guitar

Pirika Duia Acoustic Guitar

Ciro Bertini - Keyboards/Accordion/Flute

Paulo Flores Voice and acoustic guitar

Band Members