St Augustine
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Band Folk Singer/Songwriter

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Music

Press


It’s been quite a while since I dwelled upon the French music scene. For no other reason than this: very few finds! I admit that I prefer to encroach the vast territories, be it the Canada of Sandy, Martin’s Great Britain with a London scene bursting with treasures, or those of my accomplices Trini & Laura who must have a terrible task covering the 50 states. Mea culpa, sometimes we only need to open our eyes, or ears for that matter, to discover pure wonders. In other words borrowing this old Tibetan saying : “Often one has to cross the plains to meet the peaks…”
And it’s exactly on the foothills of the mountains facing me - Central Massif, that I came across St Augustine. St Augustine the blessed ? Well, seriously: let’s leave the Saints in their Kingdom and let’s get on with our vices down here. In 1967, the famous raconteur Bob Dylan was singing “I dreamt I saw St Augustine” dwelling between Saints and Demons and this apparently inspired François-Régis Croisier picking his nom de scène.

Like the beautifully hand-crafted and sewn album cover, the songs from this Clermont songwriter are as much unique pieces overflowing with passion and orchestral precision. A neat production, some might simply say; but it’s a bit short : with every listening the album reveals more and more of its immaculate chamber-folk. Sublime songs as ‘Let it Go’, ‘Icelandic’ and ‘Rainy Country!!!!!’ could have easily been picked out of the repertoire of a Beirut or a Loney, Dear. At one time intimistic, at others lyrical, Mr. Croisier distils songs by songs, as many atmospheres as facets to his composer talent.
The unique timbre of his voice brings us to the other side of contemplation, inviting us sometimes to simply hum along to these subtle but instigating melodies. In sum, a magical voice reminding us of a Teitur, mind you it’s not the title ‘Icelandic’ that leads me to this comparison.
With a single stride St Augustine has joined my list of favourite French artists, arousing me to be more often on the look out for hexagonal (? national) releases.
- www.youcrazydreamers.com



D’abord, il y a ce nom. À mi-chemin entre puissance évocatrice et secret bien gardé. Un nom qui laisse vagabonder l’imagination. D’ailleurs, on se fiche un peu de savoir qu’il puise a priori son origine dans le titre d’une chanson de Robert Zimmerman, I Dreamed I Saw St Augustin (John Wesley Harding, 1967). Parce qu’on n’a pas forcément envie de tout connaître des appétences du maître de maison, le dénommé François-Régis Croisier. Non. On est surtout curieux de savoir jusqu’où il est capable de nous emmener. Avec ou sans ses chouettes amis – de ceux qui visiblement comprennent ce qu’on attend d’eux. Le garçon, aux côtés d’Alexandre Delano (The Delano Orchestra) et Damien Fahnauer (Leopold Skin), est à l’origine de ce “collectif” (le mot est malheureux, mais faute de mieux) né à Clermont-Ferrand qui préside à la destinée du label Kütu Folk – surtout, ne pas se laisser piéger par les restrictions imposées par le second mot –, une petite entreprise bravache qui confectionne des disques artisanaux – aussi bien dans la forme que dans le fond –, dotée d’un amour immodéré pour le travail bien fait.

Et parmi les artistes issus de cette communauté (le mot est etc.), muée par une même mélomanie exacerbée, quelques très saines obsessions et un sens certain de la déraison, St Augustine tient le haut du pavé. Voici un an, déjà, le jeune homme avait apporté beaucoup de réponses In A Field Of Question Marks sur son savoir-faire émouvant, sa facilité à façonner un refrain, à déséquilibrer une mélodie pour la rendre encore plus attachante. À jongler avec les atmosphères et à redessiner les contours d’une musique dont on pensait pourtant connaître les moindres recoins – pour faire court, de Cohen à Young, en passant par la saga Oldham. D’ailleurs, on retrouve sur ce premier album élancé quatre morceaux de cet Ep passé sous le manteau mais distingué ici (in magic n°123) et là. À commencer par l’ouverture apaisante 14Th Of July (écho au 4Th Of July de Galaxie 500 ?) ou le trompeur Icelandic, dont les trompettes et les maracas chers au Tijiuana Brass de Herb Alpert réchauffent une ambiance douce-amère ébauchée par ce chant d’une fragilité troublante. Et puis, surtout, on se retrouve à nouveau sous l’averse mélodique de ce tour de force fantasmé destiné à l’éternité qu’est ce Rainy Country imaginaire (?).

Lancée par une basse et de discrètes castagnettes spectoriennes, habillée par des notes de piano et un violoncelle majestueux, cette chanson inépuisable, où finissent par se confondre les voix masculines et féminines dans un final rythmique baigné d’une lumière crue, est de celle dont rêvent depuis toujours pléthore de songwriters confirmés (d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui). Ensuite, St Augustine aurait bien pu plier bagages et mettre la clé sous la porte, avant de disparaître entre le lac de Guéry et le Puy du Sancy, avec la fierté du devoir accompli. Mais le garçon a décidément de la suite dans les idées. Armé du grain de folie de ceux qui n’ont pas froid aux yeux, il continue un périple romanesque, déjà esquissé avec un Let It Go serti de cordes, tombe sur A Nice Picture Of You un peu écorné et portrait (presque) craché du Dominique A de La Fossette (1992), une guitare tout en bois en guise de synthé Bontempi sous le bras. Lumières de l’aube ou du crépuscule comme pour mieux protéger une intimité toujours suggérée se dessinent au gré d’accords mineurs pour compositions majeures, à l’instar d’une Little Girl qui succombe aux secousses d’une guitare électrifiée et électrisante ou une balade en The Forest menée d’un pas alerte, sans jamais avoir l’envie de reprendre son souffle. Alors, quand le silence finit par s’installer définitivement, on se demande si St Augustine est un tant soit peu conscient d’avoir accompli, avec ce premier album affranchi, un vrai miracle.

- Christophe Basterra


Le coup de cœur d’abord, celui qui rendra ses camarades de label (un peu) transparents, jaloux (peut-être), mais (on l’espère) surtout fiers : St Augustine Changing Plans , premier disque d’une maturité brillante et preuve qu’on peut toujours surprendre dans un style pourtant fort balisé. Le folk de St Augustine est curieux et peu farouche aux expériences : pop classique ("WWIII") ou pop orchestrale aux moyens limités ("Rainy Country" ou comment faire du Divine Comedy en chambre de bonne, y voir ici un compliment), folk des bois un peu hirsute et dépareillé ou folk radieux et bien peigné. Ce qui pourrait passer pour un étalage des compétences, est plutôt une façon d’extérioriser des envies de grandeurs (les jolis cuivres de "Icelandic" en prémices de souhaits d’arrangements luxuriants ?). On pressent l’amateur de soul, le lecteur de grands poètes, le collectionneur de disques de songwritings mythiques, l’artisan patient… On devine des feux de camps classieux, des heures d’apprentissages, des mélodies reprises cent fois, des détails peaufinés jusqu’à l’usure… et la satisfaction du travail bien fait. Respect et écoutes réitérées… - Rockoh


Discography

Changing Plans, 2009
In a Field of Question Marks EP, 2008

Photos

Bio

St Augustine a pris au monde entier la sécheresse des grands cœurs folk, de ces auteurs immenses imposant habituellement un respect empesé.

L’homme a vécu mille ans sans rien renier de sa nature profonde, roc fragile au sein de Kütü Folk Records, collectif lacustre et champêtre riche d’artistes fantasques et illuminés.
St Augustine feuillette délicatement l’héritage d’une œuvre écrite entre Van Morrison et Tim Hardin, M.Ward et Elliott Smith.

"Changing Plans" paru au printemps 2009 dévoilent ses appétences en 12 chansons qui naviguent entre opulence et dépouillement, euphorie et introspection, portées par une voix unique.

La presse musicale s'en fait l'écho et l'album se voit qualifié de " vrai miracle " (Magic RPM), St augustine étant catapulté "dans " Le top 5 des voix magistrales et venues de nulle part " (Les Inrockuptibles). Cet " orfèvre folk aux compositions bouleversantes " (Télérama) " a finalement le bonheur de voir apparaître " Changing Plans " en dixième position dans le classement des disques de l'année 2009 du magazine Magic RPM.