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"Suarez, de bons indécis"


Avec «L'indécideur», Suarez revient en force deux ans seulement après le joli «On attend». Le groupe montois a mûri et propose des textes plus profonds.

«On attend l'hiver pour rester au chaud chez soi et écrire des petites chansons d'amour...»

Ça, c'est ce que déclarait Marc Pinilla, le chanteur de Suarez, à l'issue de l'interview qu'il nous accordait en septembre 2008 à l'occasion de la sortie du premier disque du groupe, intitulé On attend. Finalement, on n'a pas attendu si longtemps que ça pour voir arriver le second opus, L'indécideur, qui sort aujourd'hui. «C'est le travail d'une année. Je suis super-fier de l'évolution du projet.» Ce qui a changé? «On se connaît beaucoup mieux. On a fait beaucoup de dates et de voyages ensemble. Il y a une identité qui apparue et une volonté de présenter qui on est, à la fois au niveau musical et des textes.»

Parfois, le ton est plus grave, même si la musique reste enjouée. «C'est vrai que On attend que le monde change, cela illustre un peu la légèreté du message présent sur le premier album. Ici, ce message, on le présente de façon plus subtile, voire parfois métaphorique...» Le tout est toujours accompagné de mélodies soignées, parfois carrément imparable (le single Qu'est-ce que j'aime ça qui tourne en boucle depuis juillet sur pas mal de radios) en est un bel exemple. Avec une certaine simplicité dans les instruments utilisés. «Le live a changé beaucoup de choses. Quand on compose une chanson, on pense inévitablement à la façon dont on va la présenter sur scène. Dans la plupart des titres, il n'y a pas vingt-six guitares, mais les deux qu'on retrouvera en concert.» Depuis 2008, le groupe s'est aussi engagé auprès de l'ASBL Graine de vie, qui combat la pauvreté à Madagascar en y plantant des arbres, pays dont sont originaires Dada Ravalison (guitariste), Maximin et Pata Njava (bassiste et batteur). «Cela a permis de recharger les batteries, mais cela m'a fait aussi prendre conscience que mes potes viennent d'ailleurs. C'est une culture complètement différente...» Une multiculturalité que Marc vit quotidiennement, lui qui a du sang hispanique et italien dans les veines. «Mais la culture méditerranéenne n'a rien à voir avec la culture africaine. J'ai dû vraiment apprendre.» Et qu'a-t-il appris? «C'est assez paradoxal : c'est à la fois une immense richesse et une cruelle pauvreté. Tu vas dans la brousse et tu vois cette richesse naturelle et humaine. Tu vas dans la capitale où il y a un impact de la colonisation européenne et tu vois cette pauvreté qui fait mal. Tu te dis pourquoi est-on allé foutre la merde là-bas? Et que nos problèmes ici sont bien peu de chose...» Mais revenons à l'album, enregistré principalement à la maison, à Mons. Puis peaufiné en résidence au studio La Chapelle de Waismes. «C'était surtout pour la cohérence du projet. On a passé une semaine là-bas et on a bouclé la boucle.» Ce qui marque l'écoute de ces douze titres, c'est la douceur qu'il s'en dégage, notamment dans la voix. «Suarez n'est pas un groupe agressif, de par notre culture. On est plus à la recherche de la mélodie, de la beauté... C'était encore plus marqué dans le premier album. ici, parfois, on essaye d'atteindre une certaine transe.» Pour l'écriture des textes, Marc Pinilla a fait appel à quelques collaborations : Aline Renard, «ma compagne, qui me connaît plus que quiconque» ; Antoine Hénaut, «un jeune en devenir, il écrit des textes hallucinants» et Fabrice Ballot Lena «que j'avais rencontré du temps où l'on était signé chez Mercury.Il a une vision parisienne. Il écrit différemment... La France, c'est la France, et c'est pour ça que c'est difficile d'aller là-bas.» La France, cela reste un rêve pour Suarez. Le groupe y a connu les prémisses d'une certaine reconnaissance en 2008, après notamment un passage à Taratata. Mais un changement d'équipe chez Mercury a précipité les choses... dans le mauvais sens. «On s'est juste retrouvé avec un single sur le marché... Ici, on est en train de négocier avec trois ou quatre labels, dont une major. Et je suis confiant...» Sur On attend, Suarez reprenait La vie en rose de Piaf et La non-demande en mariage de Brassens. Cette fois, c'est Porque te vas - tube interplanétaire chanté par Jeannette en 1974 - que Marc susurre quasi comme une berceuse. «Je voulais chanter une chanson en espagnol, pour mon père. J'en ai parlé à Dada et lui, il connaissait la version russe. Pour moi, la version originale n'a pas été interprétée comme il se doit. C'est une chanson triste. Tu ne fais pas du zouk là-dessus! J'ai voulu faire une traduction d'émotions.» Suarez, «L'indécideur», 30 février/Bang. Concerts : 24/11 Écaussinnes, 25/11 Wanze, 08/12 Theux, 11/12 Bastogne, Botanique Bruxelles le 15/12 (02218 37 32). www.suarezlegroupe.be - Vers L'avenir


"Suarez, les indécideurs"

Suarez revient – sans être jamais vraiment parti depuis 2008 – avec un deuxième album, « L’indécideur ». Le mariage parfait entre chanson et musique du monde.
A Mons, on a la solution. Le groupe Suarez a décidé d’appeler L’indécideur son deuxième album. Voilà un aveu plus courant en musique qu’en politique : « On n’a pas pensé au Roi ni aux “dewéveurs” quand on a écrit cette chanson, nous a avoué le chanteur Marc Pinilla. Ce questionnement reflète davantage ce qu’on vit au quotidien en tant qu’artistes. Est-ce qu’on est trop world ou trop chanson ? Ce disque est plus réfléchi que le premier qui était plus pulsionnel. Ceci dit, on sait vers où aller. Ce disque nous ressemble plus car on se connaît mieux aussi. »
Plus de cent concerts vous rapprochent. Mais c’est lors d’un voyage à Madagascar, d’où sont originaires Dada, Max et Pata, que Marc a appris à mieux comprendre ses camarades : « On a été approchés par une ONG montoise, Graine de vie, qui se bat en plantant des arbres à Madagascar. Nous sommes allées là-bas trois semaines en décembre dernier et j’en suis revenu déstabilisé par le paradoxe entre la richesse naturelle de l’île et l’immense pauvreté de gens s’entassant dans les bidonvilles de la capitale pour y trouver du travail. C’est un des héritages de la colonisation. »
Marc et Dada ont écrit les chansons de l’album dès leur retour de Madagascar. Pour Dada, c’était un retour aux sources comme il en fait tous les deux ou trois ans depuis vingt ans qu’il a quitté sa terre natale : « C’était important pour nous de montrer à Marc d’où nous venions, comment nous fonctionnions. »
Marc : « Ce fut très bénéfique pour le groupe car il commençait à y avoir des tensions dans l’air. Avant, je m’énervais quand ils avaient cinq minutes de retard en studio. Là-bas, tu donnes rendez-vous à 9 heures du matin et tu ne t’étonnes pas que le gars arrive à midi. » Comme le dit Dada : « On regarde l’ombre par terre pour connaître l’heure. Quand il n’y a plus d’ombre, c’est que c’est midi. »
Pour Graine de vie (www.grainedevie.org), Suarez a décidé d’offrir l’intégralité des bénéfices de son premier single et de son premier concert à Mons, ce 6 novembre. Suarez, c’est le duo Marc-Dada du côté des compos mais c’est aussi des textes écrits par plusieurs intervenants extérieurs. Marc : « Je voulais demander à des proches de parler de moi. Je voulais des gens qui écrivent mieux que moi. Il y a Antoine Hénaut, ma compagne Aline Renard, le Français Fabrice Ballot Lena rencontré chez Mercury… Cette humilité est nécessaire quand tu veux un album parfait. Avec des musiques accessibles à tous, aux amateurs de musique indé, de world, comme de chanson ou de variété. »
Amoureux des reprises (cf. « La vie en rose » et « La non-demande en mariage » sur le premier), Suarez s’attaque cette fois-ci au « Porque te vas » de Jeanette, sorti en 1974 et révélé deux ans plus tard par le film Cria cuervos de Carlos Saura. Marc : « J’ai beau être né en 1980, je connais par cœur cette chanson. Mon père est espagnol et j’avais la partition de flûte. » Dada : « Et moi, j’avais la version russe que m’avait ramenée de Kiev mon oncle. »
Suarez est ce 6/11 à la Chapelle, à Mons (complet) et le 15/12 au Bota. Dates de la tournée sur www.suarezlegroupe.be
THIERRY COLJON - Le Soir


Discography

2008 : On attend
2010 : L'indécideur

Photos

Bio

Suarez is the story of four people that meet in Mons. Three were originally World musicians from Madagascar, the fourth a Belgian with Spanish-Italian roots into English pop. Max and Pata Randriamanjava and their cousin Dada Ravalison end up in Belgium after winning a World music contest. They moved to Mons, bought a small studio and met a lot of local musicians, notably Marc Pinilla.

The studio became the meeting place, where ideas are exchanged, music recorded and albums analysed together. Max is more of a producer, Dada and Marc the composers and Pata the percussionist. But they admit to enjoying swapping roles, and a guitar riff started by one will be finished by another. And they all work on arrangements and the final mixes. The studio is where they retreat sometimes for nights on end with the sole goal of reaching the ultimate simplicity, which demands long hours of unseen work.

The influences are Madagascan, Brit pop but also American black music and saudade from Capo Verde; a global folklore creates the unique sound that is Suarez.