Vulgaires Machins

Vulgaires Machins

BandRockPunk

French punk-rock. Vulgaires Machins is back in force with Compter les corps to denounce and disturb the public’s peace of mind, inviting people to think before they consume.

Biography

Four years after the success of “Aimer le mal”, Vulgaires Machins brings our ears back to life with “Compter les Corps”. Produced by Gus Van Go (The Stills, Priestess), the new record keeps all the energy and influences from the previous works of the band. Guillaume (lead signer, guitar), Marie-Eve (signer, guitar, piano) Maxime (bass) and Patrick (drums) intensify their melody quest taking inspiration from British rock bad boys. Without being disconcerting, the result is amazing. With the will to evolve, Vulgaires Machins’ speech matures, trading political criticism for citizenship introspection (Je m’appelle Guillaume). To sum it up, the quartet denounces the worldwide lack of interest for political and social stakes (Anéantir le dogme, Arrachez-moi les yeux, Dommage collatéral, Les Mains pleines de sang, Mer de fumistes). The band sings against media convergence and its effects on people’s mind (La Télé me regarde, Puits sans fond). Even with some songs more pop than punk (Être un comme), Vulgaires Machins is back in force with Compter les corps to denounce and disturb the public’s peace of mind, inviting people to think before they consume.

«La Dictature, c’est ferme ta gueule.
La Démocratie, c’est cause toujours.»
Coluche

Quatre ans après le plébiscité Aimer le mal, Vulgaires Machins réanime nos platines avec un nouvel impératif : Compter les corps. Réalisé à Montréal et à New-York par Gus Van Go (The Stills, Priestess), ce disque conserve toute l’énergie héritée des premières influences du groupe. Mais Guillaume (chant, guitare), Marie-Eve (chant, guitare, piano), Maxime (basse) et Patrick (batterie) intensifient leur quête mélodique en s’inspirant des mauvais garçons du rock britannique. Sans être déconcertant, le résultat est saisissant. Avec la même volonté d’évoluer, Vulgaires Machins mûrit ses discours et se préserve de toute tentation doctrinaire au profit d’une introspection citoyenne (Je m’appelle Guillaume). En leitmotiv, le quatuor s’alarme d’une apathie généralisée à l’échelle planétaire, symptôme rampant d’un néo-libéralisme infectieux (Anéantir le dogme, Arrachez-moi les yeux, Dommage collatéral, Les Mains pleines de sang, Mer de fumistes). Victimes consentantes du nouvel ordre mondial, les anesthésiés cathodiques convergent vers une pensée unique avortée de tout sens critique (La Télé me regarde, Puits sans fond). Prenant ses distances avec un style de vie devenu mode de rue (Être un comme), Vulgaires Machins insiste de nouveau avec Compter les corps pour que la faible lueur d’espoir devienne la brèche d’un système décrété démocratie (Jamais assez, Compter les corps).

Au creux des années 90, une musique estampillée 77 ressurgit grâce à l’impétuosité de Green Day, No Fx et autres Rancid. Ce séisme californien secoue le Québec où une formation de Granby se démarque dès 1995. Vulgaires Machins s’empare des devants de la scène. Le public supporte le groupe et l’encourage à enregistrer ses premières compositions. La technicité sommaire du studio-maison Beauregard explique la qualité approximative du démo La Vie est belle. L’oreille experte des membres de Grimskunk ne s’en formalise pas. Ces pionniers de l’alternatif offrent au quatuor de rejoindre les rangs de leur label Indica. Vulgaires Machins dispose enfin d’un soutien à la hauteur de ses aspirations artistiques lorsqu’il investit le studio RCA Victor en 1998. Sa rencontre avec le réalisateur Pierre Rémillard donne naissance à un prometteur 24-40 (mai 1998). Dans une apparente naïveté, ce disque crache des diatribes entre tranches de vie et désinvolture pistolienne. Le groupe bénéficie par ailleurs de la popularité de Grimskunk pour multiplier ses prestations au Québec. Il gagne progressivement une autonomie que consolide la diffusion de son vidéoclip Anti-dépresseur.

Peu sensible à l’euphorie du nouveau millénaire, Vulgaires Machins invite au recul sur Regarde le monde (mai 2000). La complicité avec Pierre Rémillard se précise sur ce deuxième opus qui, sous des airs «j’m’en foutiste», surprend de lucidité. Ce regard alerte incite à briser les frontières. À l’automne 2000, la troupe s’enrôle dans une tournée européenne (France, Suisse, Espagne) entre concerts squatés et Transmusicales de Rennes. Au Québec, les foules grossissent et prennent souvent des airs de consécration en 2001 : Spectrum puis FrancoFolies de Montréal, Festival d’été de Québec... La diffusion vidéographique s’accentue aussi avec les extraits Le Ciel est vide et Petit Patapon. Mais Vulgaires Machins ne déroge pas à sa simplicité et reste fidèle à des idéaux manifestés en marge du Sommet des Amériques. Dans une atmosphère d’émeute, il partage la scène de la contestation sonore avec Propagandhi. Les gaz lacrymogènes se dissipent au contraire d’opinions qui s’articulent avec maturité dans Aimer le mal (septembre 2002).

Flanqué de Pierre Rémillard aux manettes et de Dale Penner aux conseils artistiques, Vulgaires Machins arme sa dis

Lyrics

Puits sans fond

Written By: Vulgaires Machins

j' veux rien savoir d' la qualité, j' veux qu' y ' ait beaucoup de pages
j' collectionne les cahiers qui me parlent de ménage
j' me gave sans fin des faits divers jusqu' à l'indigestion
je suis mal informé, les médias ont bien raison
je suis comme un puits sans fond
je suis comme un puits sans fond
c'est devenu dramatique ; j' sais pu c' qui faut que j' fasse
je sais tout sur Céline et sa vie a Végas
pour combler le vide de ma vision globale
j'ai tous les arguments débile sur le système médical
je suis abonné au journal de Montréal
je suis abonné au journal
20 chanteuses à 2 balles, lancent 20 albums pareils
un homme se coud le cul et chie par les oreilles
une lesbienne se fait poser une bite en métal
nous enregistrons une baisse dans le Q.I. général
je suis abonné au journal de Montréal
je suis abonné au journal de Montréal
je suis comme un puits sans fond
je suis comme un puits sans fond

Compter les corps

Written By: Vulgaires Machins

Tout seul, j’veux pas mourir de honte
En petites miettes sur le seuil
Compter les corps qui tombent
J’veux pas rester tout seul

Je pensais que les mensonges faisaient mal, mais la vérité est encore pire
Les imbéciles se convertissent par millions, et les escrocs gagnent du terrain
Les architectes nous dessinent une illusion et l’indifférence nous trace le chemin
Je compte, les corps tomber, comme des feuilles mortes, sur le terrain

Seul, je regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
J’regarde mourir…

Je pensais que les mensonges faisaient mal, mais la vérité est encore pire
Les assassins nous dessinent une illusion, et l’ignorance nous trace le chemin
Je compte, les corps tomber, comme des feuilles mortes, sur le terrain

Seul, je regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
J’regarde mourir le monde

Quand j’y pense deux minutes, conscient et lucide
C’est compliqué, mais possible
Les imbéciles se comptent peut-être par millions, mais la raison gagne du terrain
Les serviteurs se comptent encore par millions, mais la discorde gagne du terrain
J’espère, un peu plus loin, briser la honte qui me retient

Seul, j’veux pas mourir de honte
Résigné par l’épreuve.
J’veux pas mourir de honte
Et accepter le deuil

J’regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
J’regarde mourir le monde

Discography

24-40 - 1998
Regarde le monde - 2000
Aimer le mal - 2002
Compter les corps - 2006