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Samedi 27 octobre, la force des rafales de vent qui ont frappé le midi de la France a contraint les organisateurs de la Fiesta des Suds à annuler les concerts de Shaka Ponk et Wax Tailor - têtes d'affiche de la soirée de clôture de cette 21e édition du festival -, qui devaient se produire sur la grande scène, sous un chapiteau. Sale coup pour l'événement musical et festif marseillais. Peu avant la montée sur scène de l'Ethiopien Mulatu Astatke (hors de danger, à l'intérieur des murs en béton), Bernard Aubert, directeur artistique de la Fiesta, tentait de dédramatiser la situation. Il y a des jours avec et des jours sans, certains palpitants et d'autres beaucoup moins, expliquait-il.

La veille, vendredi, était un jour avec. Le Réunionnais Gilbert Pounia, leader du groupe Ziskakan était venu présenter son rêve à la Fiesta des Suds. Son nouvel et onzième album studio s'appelle 32 Desanm ("32 décembre").

A l'aube de la soixantaine (il est né en 1953, près de Saint-Pierre, dans le sud de l'Ile), le chanteur n'a rien perdu de cette formidable capacité d'inventer des histoires propres à l'enfance.

Le 32 décembre serait, selon lui, un jour idéal, lumineux, fluide, sans écueil. Un espace libéré de tous les travers humains, des choses négatives qui polluent notre existence. Un peu baba Gilbert Pounia ? Sans doute. Mais sous les longs cheveux et la douceur de la voix se cache un homme lucide, ancien éducateur et fiévreux militant de la culture réunionnaise et du créole. Groupe pionnier dès la fin des années 1970, Ziskakan a fait longtemps du maloya, la musique traditionnelle reflet de la créolité réunionnaise.

Autrefois bannis par les autorités, cette musique et ce chant, inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco, font aujourd'hui la fierté de La Réunion. Parmi ceux ayant choisi de se mobiliser pour la reconnaissance de la langue créole, aux côtés d'un Danyèl Waro, star mondiale du maloya, le groupe Ziskakan eut un rôle fondamental.

Créé, en 1979, sous la forme d'une association culturelle avec pour but "la valorisation et la propagation de la culture réunionnaise", Ziskakan va d'abord faire figure à la fois de laboratoire d'études pour la langue créole (création d'un groupe d'études et de recherches créoles - GREC - regroupant intellectuels, chercheurs, historiens) et de groupe artistique. Un ensemble militant qui, à travers le théâtre, la poésie, la danse, le chant, le conte, la musique, perpétuera tout un faisceau de valeurs représentatives de la culture réunionnaise.

En 1981, le groupe enregistre son premier album (autofinancé) et commence à se produire à l'extérieur (sur l'île Maurice et aux Seychelles). En 1983, il sort le disque, Pei Bato Fou. A la Fiesta des Suds, à Marseille, Gilbert Pounia a ouvert le concert avec ce titre. "Je ne peux y échapper. Tous les Réunionnais l'attendent", sourit-il. C'est pourtant l'un des morceaux les plus acides qu'il ait écrits ("Ils nous ont donné l'ordre de nous blanchir la peau, d'apprendre le français vite fait pour que les patrons français n'aient pas trop d e problèmes...").

Enregistré à Madras (Chennai), en Inde, le nouvel album de Ziskakan, sans proposer de folles inventions musicales, a du caractère, de la douceur et, à certains moments, porte de belles couleurs indiennes. Né de parents tamouls ayant quitté l'Inde du Sud pour venir travailler dans les champs de canne à La Réunion, le chanteur a grandi en fréquentant les rituels hindouistes, les marches sur le feu, au son des tambours malbars joués dans les temples.

Les textes, en créole, hormis le dernier, ont été coécrits avec des amis poètes réunionnais, malgaches, mauriciens. Des textes à l'écriture luxuriante, semés d'images. "Les métaphores dynamisent une langue", souligne le chanteur. Toujours aussi engagé comme il y a trente ans ? "On ne peut pas être rebelle tout e sa vie", soupire Gilbert Pounia, insistant néanmoins sur la nécessité de toujours défendre sa langue. Assagi mais vigilant. - Le Monde


http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=490277 - France Inter




C’est à Chennaï, en inde, que la formation historique de la Réunion, formée au crépuscule des années 70, a déroulé les mélopées de son quatorzième album. On en perçoit certaines traces dans de parcimonieuses enluminures de sitar, quelques chandelles de violons, de hauts contrechants féminins.
Autre nouveauté, deux pulse électroniques, qui durcissent le beat sur Pou Troi Pies Lor, nasion, sans forcément convaincre. Mais l’essentiel de la formule magique demeure : rythmes ternaires au kayamb, enchassés dans la basse et les arpèges des guitares acoustiques, et les mélodies créoles de Gilbert Pounia pour enlacer l’auditeur dans des valses étranges, ou lui serrer la gorge sur des ballades (Sirandane, Papa) au bercement tranquille comme le flux et le reflux de l’océan par matin calme.

B.B.
- Mondomix



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C'est le Noël des amoureux de la musique, il va souffler sa dixième bougie à Saint-Pierre, le festival Sakifo se tient du 7 au 9 juin avec, entre autre, Ziskakan.
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C'est le Noël des amoureux de la musique, il va souffler sa dixième bougie à Saint-Pierre, le festival Sakifo se tient du 7 au 9 juin avec, entre autre, Ziskakan.


Gilbert Pounia, le chanteur charismatique du groupe, est heureux de revenir sur la scène de ce festival si important pour la musique réunionnaise : "Comme Thierry pour Baster ou Daniel Waro, nous revenons tous les deux ans au Sakifo. Fêter les dix ans de ce festival entre amis c'est vraiment génial. Imaginez que Château-Morange ou Kabar-Réunion n'ont pas survécu à leur neuvième année. En plus le Sakifo est reconnu comme l'un des 25 meilleurs festival au monde". Pour l'occasion, Ziskakan débarque avec son dernier album, des titres rodés le samedi 16 mars au théâtre du Tampon et à l'institut français de l'île Maurice le 30 mars prochain.

Le 15 mars la billetterie offrira enfin la possibilité aux fans du Sakifo de réserver leurs billets. Mais dès le 7 juin, Ziskakan sera à l'affiche : "La poésie est dans chacune de nos nouvelles chansons. Cet album, j'y tiens particulièrement. Vous savez à 60 ans, aujourd'hui, je ne peux pas sauter dans tous les sens mais, j'adore partager avec le public. Même en restant assis, nous communions. Parfois, je les écoute et je les laisse chanter. Ils connaissent les morceaux par coeur".
Une fois de plus les textes de Carparin Marimoutou, de Serge Ulentin ou de Boris Gamaleya devraient remplir l'espace entre le Sakifo et la voûte étoilée, seul plafond de ces scènes uniques dans l'Océan Indien.

Reportage : Adèle Nativel - Isabelle Grondin-Allane - Montage : Patrick Petit
- Réunion 1er


Discography

Ziskakan - 1979
Kaskasnikola - 1981
Bato fou - 1983
Moringer - 1986
10 zan - 1989
Soley glasé - 1996
20 tan - 1998
4 ti mo - 1999
Rimayer - 2001
Live au Casino de Paris - 2002
DVD Live théâtre de St Gilles - 2004
Banjara - 2006
Madagascar - 2009
Live dann Sakifo - 2011 (CD + DVD live)
32 Désanm - fall 2012

Photos

Bio

On September,20th 1979, during one of his musical outings outside the county town, Ziskakan was turned back from the theatre in Tampon. With snapshots in support of this, the Daily (local newspaper) reported the event in its next issue.

In an island politically parted in two with the supporters of the department status on one side and the partisans of the autonomy on the other, resistance immediately organized itself around this emerging band who dared say out loud what others thought.

In the open air of Richelieu square in Saint-Clotilde. In the middle of the theatrical setting of Saint-Jean theatre. Or on the heights of Tampon at Ti’ Georges Hoarau’s place. Ziskakan could rely on a strong network of militants to denounce the excesses of the island “ ship adrift”(bato fou in Creole language) .

Thirty years later, this is no time for regrets. The split between the supporters of the department status/autonomy followers hasn’t outlived the election of the first socialist president of the fifth republic. From now on, the Maloya belongs to Humanity World heritage. In the meantime, Ziskakan has grown. Round the charismatic Gilbert Pounia, the “Fonkézers” (storytellers/poets)) of the begin-
ning have handed over to exceptional musicians. The band has even hit the professional lights in the mid-90s through a historical contract with Island record. Bob Marley’s record company. New Morning. Central Park. Sun City.

Everywhere Ziskakan has sown the seeds of ternary music directly originating from Slavery. A music endowed with multiple influences, sometimes Malagasy (Madagascar), sometimes Indian (Banjara) that the band carries on exploring and carefully respecting the recipe which made them successful. A spicy music supported by committed lyrics.